Pas tous derrière Loeb (Art DNA)

loeb.jpgLe soutien financier et logistique de la Ville de Colmar à l’organisation de la 2 e édition du Rallye de France qui revient en Alsace du 29 septembre au 2 octobre, a suscité un vif débat au conseil municipal. Et pour une fois, les lignes de fracture ont dépassé les clivages politiques.
Sollicitée par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA), la Ville a voté lundi soir une subvention de 50 000 euros pour le Rallye de France qu’elle accueillera au parc-expo, samedi 1er octobre. Diverses animations et opérations, non chiffrées, seront organisées ce jour-là avec la CAC qui verse elle aussi 20 000 euros. La décision est loin de faire l’unanimité.

« Gabegiebudgétaire »
Frédéric Hilbert (opposition de gauche) ironise sur le caractère, à ses yeux pseudo-écologique, du rallye, mais dénonce d’abord « la gabegie budgétaire » et « la somme de financements publics. En plus de la subvention, la location du parc-expo, ce n’est pas rien », estime l’élu Vert. « Ça me choque au moment où beaucoup de clubs sportifs ont des difficultés financières ».

Réservé sur les retombées économiques de la manifestation, le conseiller suggère que la Ville finance plutôt les associations sur le pont toute l’année et qui n’ont pas les moyens de payer les déplacements aux compétitions, sauf à faire appel aux bénévoles. Michel Feldmann (groupe Wagner) juge le rapport incomplet dans la mesure où le soutien logistique n’est pas chiffré.

« Nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte »
Dans les rangs de la majorité, Philippe Greiner prévient qu’il votera contre le rapport. Il s’interroge sur « la pertinence d’une 2e édition » et sur les 200 000 EUR accordés par le Conseil général du Haut-Rhin qui n’avait pas financé le transport des enfants lors des Mercredis de neige. « Les collectivités soutiennent le rallye automobile, mais nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte, malgré des représentants de la discipline aux J.O. de Londres ».

Le conseiller regrette l’absence de bilan carbone et estime que la promotion de l’Alsace à l’écran, « c’est tout au plus quelques secondes ». Enfin, il ne voit pas pourquoi la Ville soutiendrait une course où un concurrent certes alsacien, mais « expatrié », est en lice.

Sa collègue Simone Lichtenauer constate « un progrès sur le plan du tri sélectif », mais l’incitation à utiliser les transports en commun pour se rendre à la manifestation lui paraît insuffisante. Elle s’inquiète de « la pollution sonore et visuelle ».

« L’hypocrisie du rallye écologique »
Guy Waehren est contre la subvention au nom du réchauffement climatique : « La FFSA chiffre à 2 700 tonnes, soit un aller-retour Paris – New York, les rejets en CO2 du rallye, sauf qu’on transporte chaque fois 200 passagers. A titre de comparaison, le four à bois inauguré par la Ville permet d’économiser 7 000 tonnes d’émissions. » Il voit aussi dans la subvention de la Ville un encouragement pour le rallye à revenir l’an prochain.

« L’argent pourrait êtremieux utilisé »
Odile Uhlrich-Mallet n’est pas contre la course, mais ne supporte pas « l’hypocrisie qui veut en faire un rallye écologique ». Toujours dans la majorité, le centriste Yves Baumuller juge qu’au moment où les financements se font rares, une aide publique n’a pas lieu d’être. « Il y a assez d’argent dans le milieu automobile. Je voterai contre ce rapport », conclut l’élu.

A gauche, Victorine Valentin est opposée à la subvention de la Ville : « L’argent pourrait être mieux utilisé, d’autant qu’on ne dispose pas de chiffres relatifs aux retombées économiques de l’an dernier. « Mulhouse, ville étape, a eu très peu de retombées », estime l’élue. Quant à la fête populaire, elle observe qu’il n’y aura pas de rencontres entre les pilotes et le public au parc des expositions.

Tristan Denéchaud (Bougeons les lignes) annonce qu’il s’abstiendra lors du vote. Il calcule que le passage du rallye « coûtera cher à Colmar et aux Colmariens » eu égard aux retombées économiques et touristiques. A son avis, la course est bien moins médiatisée à l’étranger que le Tour de France.

L’opposition de droite ne partage pas cet avis. Brigitte Klinkert croit que le rallye suscite « un formidable engouement ». Elle félicite la Ville de se rallier à d’autres collectivités. Son collègue Roland Wagner rappelle que « l’Alsace est une terre d’automobile et l’auto représente un poids économique. C’est un honneur d’avoir un sextuple champion qui revendique ses racines alsaciennes. On ne va pas rester sur un îlot désert », dit encore le conseiller.

« Un sport qui faitbouger la planète »
Le premier adjoint Yves Hemedinger parle d’« une magnifique épreuve sportive avec des retombées en termes d’images ». Maurice Brugger se lance dans un vibrant plaidoyer : « C’est un sport qui fait bouger la planète, on doit y être ». Selon l’adjoint au sport, ce ne sont pas quelques « flatulences carboniques » qui dissuaderont la Ville. Avant de conclure, sans davantage de précisions, que « le problème écologique est pris en compte ».

« Pas le premierà financer »

Le maire a eu le mot de la fin : « Je n’étais pas le premier à financer le rallye et je ne me voyais pas défendre l’absence de Colmar ». Selon Gilbert Meyer, « on pourra voir ce qui se passe sur les sites de maintenance. » Il espère « que le public pourra parler aux pilotes ». La subvention a été votée avec cinq voix contre et deux abstentions.



Solidaire avec Husseren (Art DNA)

uid du mille-feuille intercommunal par rapport au projet de schéma de coopération intercommunale proposé par le préfet, début mai ? Le conseil municipal a été amené à formuler un avis sur ce projet.
L’avis est favorable. Seuls les deux groupes d’opposition se sont abstenus.

Membre de plusieurs syndicats sur lesquels des évolutions sont préconisées, la Ville de Colmar a effectivement été sollicitée pour formuler un avis sur ce projet intercommunal, et en particulier sur la fusion de plusieurs syndicats à l’ouest de Colmar (Sivom de Wintzenheim, SIAC d’Ingersheim, notamment) ainsi que la fusion de deux syndicats forestiers.

Pour le premier adjoint Yves Hemedinger, la préconisation de regroupement semble logique dans les deux cas, eu égard aux compétences concernées.

« Sans faire un euro d’économie »
Une évidence contestée par l’élu de la majorité Yves Baumuller, selon lequel les champs d’intervention de ces différents syndicats semblent très éloignés. « L’un des syndicats, le SIACI, avait d’ailleurs donné un avis très défavorable », poursuit-il, repris par Tristan Denéchaud : « Cette fusion aboutirait à une structure plus complexe, mais sans faire un euro d’économie ».

Pour Gilbert Meyer, il n’est pas question que la Communauté d’Agglomération de Colmar doive étendre ses compétences en absorbant ces syndicats. « Il faut adopter une position de sagesse et mettre en place un syndicat à la carte, chaque collectivité participant sur les seules compétences qui la concerne. »

Les élus ont également réagi par rapport à la décision prise par plusieurs communes, autour d’Eguisheim, de rallier la communauté de communes de Rouffach. « C’est une volte-face étonnante », commente Frédéric Hilbert. Et à propos d’un éventuel rapprochement entre la CAC et le Pays du Ried Brun : « J’espère que vous trouverez les mots pour les convaincre ».

« Il faut laisser décider chaque collectivité », a rappelé Gilbert Meyer, tout en invitant à être solidaire de la position pro-CAC prise par le conseil municipal d’Husseren-les-Châteaux.



La Lettre d’information du Mois de Juin de Notre Eurodéputée est en ligne !

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Festival de l’Amitié et des Quartiers : Toute la diversité du quartier ! (Art. DNA)

220636061852.jpgSamedi aura lieu le festival de l’amitié et des quartiers rue de Riquewihr. Si le concert de Kenza Farah constitue sans doute le moment fort de cette fête, la journée mettra en valeur les associations travaillant sur les quartiers Florimont et Bel-Air.
« La fête existe depuis une douzaine d’années, raconte Yves Baumuller, conseiller municipal délégué. La formule a changé en 2004. C’est un moment important dans la vie du quartier. La fête est comparable à celle qui se passe dans le quartier de l’Europe en septembre. La différence, c’est qu’ici, c’est devenu un vrai festival avec un podium », podium sur lequel défilent autant les talents locaux, régionaux que nationaux. Cette année verra monter sur scène Kenza Farah. « Jusqu’à la semaine dernière, on avait La Fouine, confie Yves Baumuller, lâchant également avoir eu des contacts avec Soprano. On demande un engagement réel des artistes autour du concept de fête des quartiers. » La chanteuse marseillaise se produira à partir de 20 h.

Si d’habitude, la fête de l’amitié se déroule un dimanche, les organisateurs -la Ville et le centre socioculturel Florimont/Bel-Air- parient sur un samedi. Autre changement au programme, les réjouissances ne commenceront plus à 11 h mais à 14 h ; la fête s’étirera jusqu’à 22 h, accompagnée par un mix de DJ Kaly Touch. On pourra applaudir également trois groupes passés par le studio d’enregistrement du Pacific : un ensemble de musique orientale, le rappeur Dobla et Habdelhak Hindi qui joue de la musique indienne. La danse ne sera pas oubliée avec les prestations d’un groupe de danse africaine et un autre de hip-hop.

« Ce n’est pas une fête commerciale », insiste Yves Baumuller. Tous les bénéfices seront réinvestis dans un projet sur quartier. Parmi la vingtaine d’associations présentes, on peut noter la présence d’un atelier maquillage tenu par Mouvement d’Elles, un grand jeu « fait par les jeunes » proposé par la ludothèque « Jeux Joue » ou un stand scientifique avec les Petits Débrouillards… Pour les plus sportifs, le SRC, Pôle Habitat, l’Olympique de Colmar et le centre socioculturel organisent un tournoi de football (inscription au centre socioculturel). Et les fins tacticiens pourront s’affronter via un tournoi de pétanque.

Le défilé de mode, à 18 h, représente un autre moment fort de la journée. En tout, une douzaine de filles a réalisé durant l’année un vêtement présenté à l’occasion de ce défilé. À l’issue, un jury élit une reine et deux dauphines sur les critères du stylisme, de la prestation et de l’assiduité.

Durant cette journée particulière, la rue de Riquewihr sera fermée à la circulation. « Samedi, le quartier sera accessible à tout le monde, explique le responsable du centre socioculturel Mourad Haniche. On attend plusieurs milliers de personnes. »

Le festival, longtemps financé à 50 % par la Ville et 50 % par l’État, a vu cette année le désengagement de l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances soit 40 % du total. La Ville a augmenté sa part sur les 12 000 EUR de budget avec la participation de Jeunesse et sports et de Vialis.

JFT Festival de l’amitié et des quartiers rue de Riquewihr, de 14 h à 22 h. Restauration et buvette sur place. Entrée gratuite



Désaccords sur la méthode (Art DNA)

220592422342.jpgLa réorganisation des services municipaux a divisé les élus lundi soir. La majorité met en avant une méthode de travail plus efficace, l’opposition juge qu’il s’agit d’une réforme imposée sans concertation, dans le but premier d’économiser des postes.
Les services municipaux sont réorganisés en pôles. Des équipes d’agents volants assureront les remplacements (DNA du 25 mai). Le Vert Frédéric Hilbert s’inquiète d’entrée pour les ATSEM (agents spécialisés des écoles maternelles) désormais amenées à intervenir de plus en plus dans les cantines. Elles commencent leur service à 8 h et le terminent à 16 h ou 17 h. « Si en plus elles surveillent les repas quand prendront-elles leur pause ? Si la réorganisation se fait sur ce modèle, je doute que ce soit très efficace », conclut le conseiller.

55 postesen moins
A droite, l’opposition critique un rapport rédigé dans un français lourd et difficilement compréhensible. Sur le fond, Michel Feldmann observe qu’il manquera 55 postes à l’arrivée. L’élu ne comprend pas la logique des pôles qui rapprochent le développement durable et les relations extérieures ou encore l’enseignement et la petite enfance avec le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale).

« On demandera aux agents de tout faire »
Tristan Denéchaud se réjouit de voir la transversalité se substituer à la structure pyramidale, mais note qu’« on demandera aux agents de tout faire. Qu’en pensent les syndicats ? »

Le statut des agents préoccupe aussi Victorine Valentin. « A-t-on tenu compte de leur évolution, de la valorisation de leur poste, de leur motivation ? » La conseillère PS calcule qu’il manquera 13 agents pour les remplacements et s’interroge sur le stress généré. Elle réclame de la formation pour les agents et des garanties pour leur statut. Pour Brigitte Klinkert, « ce sont les hommes et les femmes qui font l’efficacité d’un organigramme ». L’élue d’opposition craint que les agents perdent « autonomie » et « créativité ».

« Je fais confiance au maire, mais je regrette, en terme d’image, la disparition d’une direction de la cohésion sociale », affirme pour sa part le centriste Yves Baumuller.

Du côté de la majorité, pas moins de huit adjoints sont montés au créneau pour défendre la réorganisation, « sans que j’aie besoin d’intervenir », jubile Gilbert Meyer.

Le lien avec les parents
Odile Uhlrich-Mallet met en avant une « culture maison » qui ne saurait s’accommoder d’un « modèle-type ». La petite enfance avec les services sociaux ? « C’était le cas avant », dit la conseillère. Quant aux ATSEM, leur nouveau rôle d’accompagnateur à la cantine, est le fruit d’une concertation avec les intéressées. Il s’agit de renforcer le lien avec les parents. « Bien sûr, elles auront une pause ».

« Les directeurs donneront l’exemple »
Guy Waehren note que le rapport révèle « des hésitations sur la forme, mais il n’y a pas de quoi en faire un plat ». L’élu approuve le management transversal qui exige « esprit d’équipe et polyvalence. Les directeurs des services donneront l’exemple ».

« On n’est pas dans une approche comptable : au niveau national, la part de la charge de personnel se situe en moyenne autour de 57 %, elle est de 62 % à Colmar », argumente Matthieu Jaegy, adjoint aux finances. Il vante la complémentarité, exemple à l’appui : « La Ville qui a un service com et un webmaster gérera le site internet de la CAC ».

Des mois de travail
Pour Frédéric Hilbert, c’est justement « la crainte de confusion entre le fonctionnement CAC et celui de la Ville qui dissuade des municipalités d’agrandir la communauté de commune ».

« La réorganisation est le fruit de mois et de mois de travail », plaide l’adjoint Frieh, avant qu’Yves Hemedinger ne se lance dans un long plaidoyer en faveur de la nouvelle organisation. « A vec les bonnes personnes au bon endroit, le service rendu à la population sera meilleur, d’autant que Colmar investit 20 % à 30 % de plus que la moyenne nationale dans le budget de formation ».

L’opposition s’abstient, Hilbert vote contre
Brigitte Klinkert qui s’interrogeait sur l’autonomie des adjoints par rapport au maire, est la cible d’une attaque en règle : « Aujourd’hui les adjoints participent activement à la politique. L’adjointe à la culture fait des propositions. Elle sait de quoi elle parle et ça fait du bien », conclut le premier adjoint. S’estimant victime d’une « attaque personnelle », l’ancienne adjointe à la culture répond : « Si je n’avais décidé de quitter votre équipe, j’exercerais sans doute des responsabilités. Le signe qu’il y avait des compétences et des idées ».

Le rapport a été voté avec les voix de la seule majorité. Frédéric Hilbert a voté contre. L’opposition de gauche et de droite ainsi que Tristan Denéchaud se sont abstenus. A.



Conseil municipal : Fessenheim fissure la majorité (Art l’Alsace)

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Trois motions concurrentes sur la centrale de Fessenheim ont été présentées lundi au conseil. Celle du maire l’a emporté, presque sans surprise…

Cachez cette motion que je ne saurais voir… Guy Waehren avait promis de soumettre au conseil municipal un texte sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, inspiré de la motion votée par le Conseil régional de Franche Comté (notre édition de samedi). L’électron libre écolo a beau faire partie de sa majorité, pas question pour Gilbert Meyer de laisser passer un texte issu d’une Région de gauche. Le maire a donc sorti du chapeau lundi soir une « déclaration » concurrente, beaucoup plus en phase avec la politique gouvernementale. Une troisième motion déposée par le Vert Frédéric Hilbert devait compléter le débat.

Sauf que de débat, il n’était pas question non plus. Gilbert Meyer a d’emblée écarté cette possibilité, en se référant à l’article 18 du règlement intérieur du conseil, qui exclut toute discussion hors du champ des « prérogatives municipales ». « Je ne suis pas opposé à un vote direct, à condition qu’il n’y ait pas de débat. » Méthode entérinée à main levée par le conseil, au grand dam de Dominique Grunenwald, qui dénonce « une récession de la démocratie ».

Sur le fond, les deux motions « écologistes » sont assez proches. Toutes deux réclament la fermeture de la centrale. « Les promoteurs de Fessenheim expliquent que celle-ci a été construite pour résister au risque sismique maximum constaté sur les 1000 dernières années […]. C’est avec les mêmes arguments que les Japonais ont prolongé l’exploitation de Fukushima », rappelle le texte signé par Guy Waehren, Simone Lichtenauer et Odile Uhlrich-Mallet. Même parallèle pour Frédéric Hilbert, qui demande de transformer Fessenheim en « centre d’étude de démantèlement des centrales nucléaires »

Rien à voir avec le texte du maire, qui demande « le strict respect des consignes du Premier Ministre » en faveur d’un audit de sûreté des centrales, et appuie les demandes d’études complémentaires de la Commission locale d’information et de surveillance en faveur (nos pages Région d’hier).

Sans surprise, la motion de Frédéric Hilbert n’a recueilli que 8 voix, 5 abstentions et 15 contre. En revanche, celle de Guy Waehren a bien failli passer, avec 14 voix pour, 6 abstentions et, l’espace d’un instant, seulement 9 contre… On a senti comme un flottement dans la majorité, qui a dû piocher dans les procurations pour faire passer la motion à la trappe. À l’arrivée, 17 voix contre.

Seule la motion du maire a donc été adoptée par 27 voix pour, 4 abstentions (dont Jacques Dreyfuss) et 6 contre (dont Guy Waehren et Yves Baumuller). Ouf ! Pendant un instant, on aurait pu se croire à Strasbourg.



Réactions (Art DNA)

Hubert Ott, vice-président du MoDem 68 et Yves Baumuller, délégué départemental : « Nous nous réjouissons de la réussite de Henri Stoll et celle de Max Delmond qui montre que lorsque le rassemblement est clair et précis dès le départ il peut susciter l’adhésion des électeurs. Nous nous réjouissons aussi du succès des écologistes et du SPD dans le Bade-Wurtemberg qui vont être des alliés précieux pour régler le problème de Fessenheim.



« Guéguerre » contre le Département (Art l’Alsace)

conseilmunicipalgueguerrecontreledepartement.jpgLe débat de lundi soir a été ponctué par des pics acerbes du maire à l’encontre du Département.

Il semble que le maire de Colmar a quelques griefs contre le Département du Haut-Rhin. L’histoire n’est pas nouvelle, elle s’est étalée, lundi, lors du conseil municipal.

C’est l’élu Tristan Denéchaud qui a mis le feu aux poudres par cette question à l’adresse de Gilbert Meyer : « Vous vous posez en victime de l’État qui ne tient pas ses engagements. Pourquoi ne pas avoir été plus tolérant avec le Département qui invoquait les mêmes raisons pour justifier que le contrat de territoire de Colmar ne soit pas à la hauteur de vos espérances ? » Réponse, pleine de sous-entendus, de l’intéressé : « Si on annonce des dépenses, il faut aussi donner les recettes ! » On entend très fort les points de suspension ! Et d’affirmer qu’en 2008, il y avait entre les deux données, un différentiel positif de cinq millions d’euros.

Pourquoi des chiffres de 2008 et pas de 2010 ou 2009 ? La remarque a été faite par le Vert Frédéric Hilbert, également conseiller général, sachant que, depuis, la crise est venue et les déficits se sont creusés. Le maire répond qu’il n’avait pas à sa disposition les statistiques plus récentes.

Le Vert fait mine — et mime — que les bras lui en tombent ! Avec ce commentaire à l’adresse de Gilbert Meyer : « Vous mettez des chiffres qui n’ont rien à voir les uns à côté des autres ! » Brigitte Klinkert, vice présidente du Département, est également montée au créneau : « Vous êtes un donneur de leçon par rapport aux collectivités territoriales. Je ne peux pas laisser passer cela. En 2011, 60 millions ne seront pas compensés par l’État sur un budget du Département de 320 M€. »

Une seconde attaque est intervenue à propos du Cucs, contrat urbain de cohésion sociale (voir ci-contre). L’élu Yves Baumuller a indiqué, au détour de sa présentation, être surpris que la place réservée au conseil général reste toujours vide depuis trois ans. « Je n’ai jamais été invité, si c’était le cas, je viendrais avec plaisir », a répondu Frédéric Hilbert. L’élu de la majorité lui a précisé que l’invitation allait au président Buttner. Brigitte Klinkert, là encore, est venue à la rescousse en indiquant que « cette absence était regrettable », tout en ajoutant : « Mais je peux aussi répertorier une liste de structures où la Ville, invitée, ne siège pas. Il faut arrêter ces petites guéguerres qui ne sont pas productives et réfléchir plutôt en terme de partenariat. »

Donnez un exemple, lui a intimé le maire. « On n’est pas des balances ! », a rétorqué Dominique Grunenwald, très en verve lundi soir



CUCS : des aides resserrées (Art l’Alsace)

Les élus, sauf les socialistes qui se sont abstenus, ont voté la première tranche de crédits pour le Cucs, contrat urbain de cohésion sociale. 288 600 € (134 700 € de la Ville et 153 800 de l’État) serviront à financer 36 projets sur 55 présentés ; dix ont été reportés et neuf refusés. Ces actions, portées par des associations dans les quartiers Europe/Schweitzer et Florimont/Bel-Air, visent la santé, l’emploi, la citoyenneté, la réussite éducative, etc.

Plusieurs élus ont regretté la diminution de 20 % de la subvention de l’État. Le rapporteur Yves Baumuller a ajouté que ce financeur avait d’ores et déjà annoncé que le désengagement serait « encore pire dans les années venir ».

Victorine Valentin, socialiste, a prôné des conventions pluriannuelles pour permettre un travail à long terme. Elle a par ailleurs trouvé « inacceptable » que l’aide à l’Appona ait été diminué d’un tiers, la Ville et l’État ayant réduit leur participation de 5 000 €.

Philippe Greiner, élu de la majorité, a lancé : « Il y a des actions qui pourraient être mutualisées. Il faut donner un signal fort aux associations car on ne pourra pas continuer à distribuer l’argent sans effort de leur part ».



Le MoDem se met au vert (Art l’Alsace)

Henri Stoll, candidat à sa réélection à Kaysersberg, reçoit aussi des soutiens, plutôt inattendus ceux-là : dans un communiqué diffusé hier, cinq cadres du MoDem haut-rhinois dont deux vice-présidents et un délégué départemental (Hubert Ott, Régis Baschung et Yves Baumuller) indiquent « à titre personnel » que les électeurs du MoDem « peuvent se retrouver » dans la candidature de l’écologiste. Pour les signataires, ce soutien est aussi une manière de se désolidariser de leur porte parole national, le Strasbourgeois Yann Wehrling qui, à titre personnel toujours, se prononçait en faveur des candidats régionalistes d’Unser Land (notre édition de dimanche).



L’heure des récompenses pour six associations (Art DNA)

20110129dna007550.jpgForte de 20 ans d’expérience au service des collectivités et d’une équipe de huit personnes, Archimène (Association régionale pour l’emploi à temps partagé) a fait bénéficier de son soutien plus de 600 associations en 2009.
Pour fêter ses 20 printemps au service de son objectif, développer ensemble l’emploi à temps partagé, Archimène a lancé un concours en décembre dernier. Intitulé « Les Archimédiennes ». il était destiné à valoriser les structures qui favorisent l’emploi dans le domaine des sports et des loisirs en Alsace.
Son épilogue, avec la proclamation des résultats a eu lieu jeudi soir salle de la Décapode au Koïfhus, à Colmar, sous la présidence d’Yves Baumuller. Six associations de la région sur les 20 candidates ont été récompensées pour leur dynamisme en faveur de l’emploi : il s’agit du Comité régional d’Alsace de sport adapté (CRASA), basé à Illkirch-Graffenstaden, La Pépinière de Munster, La jeunesse du Ried Brun de Holtzwihr, la MJC d’Ottmarsheim, e-changeons le monde de Sundhoffen et l’Association de gestion de la petite enfance de la vallée de Munster.
Elles ont reçu des bons d’achat, jugés utiles à leur fonctionnement. Un trophée a été remis à deux salariés, Chantal Muller et Sylvère Lemonnier, qui ont réussi à concilier plusieurs emplois à temps partagé.

644 salariés

Archimène recense 644 salariés qui peuvent être mis à la disposition des collectivités locales et des associations. Ces salariés partagent leur temps de travail entre plusieurs structures et sont rémunérés par l’association, qui leur assure un temps plein. L’association propose également d’accompagner ces structures dans leurs démarches administratives et comptables. Ainsi, en 20 ans, Archimène cumule 6 171 salariés mis à la disposition des collectivités. Un chiffre qui résume à lui seul l’efficacité de l’action menée en direction du développement de l’emploi.



Bonne année 2011: Année Européenne du Bénévolat et du Volontariat

anneeeuropeennevolontariat3.gifCette année européenne débute sous le signe de l’inquiétude ! Après 2010, année de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dont nous constatons tous, avec regrets, qu’elle n’a apporté aucune amélioration, l’Union Européenne a décidé de mettre l’accent cette année sur l’engagement à travers l’année Européenne du Bénévolat et du Volontariat. Malgré que notre pays soit riche de son tissu associatif culturel, social, humanitaire et sportif il n’est pas moins vrai que les inquiétudes des dirigeants associatifs sont légitimes. En effet, Ils doivent faire face à un double enjeu : endiguer la crise du bénévolat et faire face à la diminution importante, conséquence de la politique gouvernementale, des subventions publiques pourtant indispensables à leur développement. J’espère que cette année européenne sera l’occasion de l’ouverture d’un vaste débat sur l’avenir du monde associatif. Je profite de cette période de vœux pour souhaiter à tous les acteurs de terrain une excellente année 2011.

Yves Baumuller

+ D’infos sur l’année européenne : http://www.eyv2011.eu



« La LOPPSI-2, une attaque inacceptable contre les pauvres », déplore Jean-Luc Bennahmias

bennahmiasbrasleve.jpgJean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a dénoncé mardi 10 janvier une disposition de la loi LOPPSI-2 autorisant « l’expulsion administrative en 48 heures de personnes logées dans des habitats hors normes », en évoquant « une attaque inacceptable contre les pauvres et les marginaux ».

« Si la loi Loppsi 2 reste idéologique sur les questions de sécurité, elle est aussi porteuse d’une régression (…) sur les questions liées au logement », dénonce-t-il dans un communiqué.

« La disposition qui autorise l’expulsion en 48 heures par le préfet, sans décision judiciaire, des personnes logées dans des habitats dits hors normes (tente, caravane, yourte…) caractérise l’inquiétante tendance à se priver de la justice et du droit pour ne mettre en exergue que l’arbitrage et les effets de manches! », fait valoir Jean-Luc Bennahmias.

« Alors que la folle flambée des prix du logement se généralise et pulvérise année après année tous les records, le gouvernement profite d’une vaste loi, tout aussi fourre-tout que répétitive, pour mettre à l’index toutes les formes d’habitat alternatif choisi ou non choisi », constate l’élu du Mouvement Démocrate. « Une nouvelle fois, les individus les plus fragiles ou ceux qui choisissent délibérément une option différente en seront pour leur frais », dit-il, en dénonçant des « responsables politiques qui ne supportent plus la différence ».



La vidéoprotection en question(Article DNA)

Pas de trêve de Noël au conseil municipal de Colmar. Pour la dernière séance de l’année hier, les élus colmariens se sont affrontés sur l’utilité de la vidéosurveillance. La Ville de Colmar veut ajouter 15 caméras qui seront installées dans le quartier Europe, pour un montant de 500 000 €. Cette 3e tranche d’équipements a fait réagir dans les rangs de la majorité et de l’opposition. Le centre et la gauche jugent l’efficacité du dispositif « très limitée », voire « pas démontrée ». Et ils trouvent la dépense « disproportionnée ». « Au total, pour l’ensemble du dispositif (46 appareils), on flirte avec le million et demi d’euros », déplore Yves Baumuller (Modem). Dans les deux camps, certains réclament davantage de policiers plutôt que de nouvelles caméras.
« La vidéosurveillance, ce n’est pas la panacée contre la délinquance, mais elle constitue un moyen complémentaire pour la police en matière de flagrants délits », fait valoir l’adjoint Maurice Brugger. « 220 interpellations ont eu lieu en 18 mois grâce aux caméras, et le taux d’élucidation des enquêtes a augmenté », confirme le 1er adjoint Yves Hemedinger. La 3e tranche de vidéoprotection a été adoptée, mais sans les voix de gauche et du Modem. Et trois élus de la majorité se sont abstenus.



Conseil municipal La vidéoprotection, efficace ? (Article l’Alsace)

L’extension du dispositif de vidéoprotection à Colmar a fait débat hier soir au conseil

municipalQuinze nouvelles caméras de vidéoprotection seront installées en 2011 à Colmar. Cette opération sera inscrite au budget 2011 à hauteur de 500 000€, sachant qu’une subvention sera sollicitée auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance. Il devrait donc rester à la charge de la ville un montant de 200 000€.

Ces nouvelles caméras s’ajouteront au maillage existant, 15 caméras installées en 2009 et 16 en 2010.

Pour le groupe Modem, Yves Baumuller a souligné « des investissements disproportionnés face à la délinquance à Colmar. On flirte depuis 2009 avec le million d’euros. Il existe d’autres pistes pour faire de la prévention en matière de délinquance. Toutes les caméras du monde ne pourront rien face au mal-être des gens. Et aujourd’hui, l’impact, par exemple sur le taux d’élucidation des affaires, n’est pas prouvé ». Michel Feldmann s’est interrogé sur le choix des emplacements des caméras place Saint-Joseph. « Il y en a deux qui regardent passer les trains… Et une seule du côté de la rue du Logelbach où il se passe vraiment des choses ». « Cette dernière est une caméra qui balaye à 360°, a précisé le premier adjoint Yves Hemedinger. Les emplacements des deux autres ont été choisis en fonction des demandes des riverains »

220 interpellations en flagrant délit
Gérard Rénis s’est montré catégorique : « Des caméras auraient pu faire réfléchir les andouilles qui ont allumé des feux provoquant les incendies au Koïfhus et dans la rue des Marchands. Les dégâts rue des Marchands ont coûté un million d’euros ».

Frédéric Hilbert a parlé de l’exemple londonien : « Il existe là-bas, une caméra pour 14 habitants. Et seulement 3 % des vols sont résolus grâce aux caméras. Vous jouez sur la fibre sécuritaire car c’est porteur électoralement. Mais il n’y a pas d’efficacité démontrée ! »

Philippe Greiner a annoncé qu’il votait hier soir pour la dernière fois un investissement de ce type : « Je souhaite ensuite que les 500 000€ soient utilisés sur d’autres types de politique de prévention ».

Mais pour le premier adjoint Yves Hemedinger, les caméras apportent un soutien dans le cadre de la lutte contre la délinquance : « Les actes de délinquances ont diminué en centre-ville sur les dix premiers mois de l’année. 220 interpellations ont pu se faire en flagrant délit. Une quarantaine de réquisitions de vidéos ont été faites par la police dans le cadre d’enquête ». « Parallèlement, nous soutenons une autre politique de prévention en aidant des actions d’associations… 28 policiers municipaux travaillent également sur Colmar », a ajouté Yves Hemedinger.

Un policier, c’est 25000€ par an
« Avec ces 500 000€, vous pourriez embaucher deux nouveaux policiers municipaux », a lancé Tristan Denéchaud. « Faux, a répondu le maire Gilbert Meyer. Il restera 200 000 € à la charge de la Ville. Et un agent c’est environ 25 000€ tous les ans ».

Finalement, le groupe Modem, Victorine Valentin et Frédéric Hilbert ont voté contre les 15 nouvelles caméras. Tristan Denéchaud, Michel Feldmann et Guy Waehren se sont abstenus. Le reste des élus du conseil a voté pour le dispositif.

Patrice Barrère



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