« Prêts à voter le budget si… » Article des DNA

Posté par Yves Baumuller le 1 février 2012

 

« Prêts à voter le budget si... » Article des DNA dans Conseil Municipal 22.0.1556600621Le chantier de la médiathèque, un des investissements significatifs de 2012, se poursuit dans l’ancien hôpital, place du 2-Février.

Pas de vote hier au conseil municipal, mais un débat autour des orientations budgétaires 2012. La majorité applaudit, mais le centriste Yves Baumuller, rejoint par l’opposition, propose de mieux prendre en compte la situation des plus précaires.

Les élus auront à voter le budget primitif en mars. Lundi soir, le maire Gilbert Meyer en a présenté les grandes lignes (DNA du 25 janvier). Après un petit couplet laudatif, le centriste YvesBaumuller, élu de la majorité, fait une proposition concrète et étayée : compte tenu de la récession, pour les deux années restantes du mandat du maire, il suggère de créer « une nouvelle enveloppe de subvention pour l’ensemble du territoire colmarien en faveur des Colmariens les plus éloignés de l’emploi, ceux qui cumulent déjà tous types de difficultés sociales ».

Le conseiller propose d’amputer de 500 000 euros un budget en augmentation de 6 %, ce qui constituerait une enveloppe de 1 million d’euros sur deux années. Cet argent financerait des projets précis, « une auto-école sociale, un garage social, un service de location social avec des voitures et scooters d’occasion ». L’élu entend ainsi favoriser la mobilité des demandeurs d’emploi les plus précaires, ceux qui ne disposent d’aucun moyen de locomotion. « Cette mesure correspond à une urgence bien réelle » et de surcroît, « limitée dans le temps elle nécessiterait plus d’investissement que de frais de fonctionnement », argumente Yves Baumuller.

Une voiture coûte cherLa socialiste Victorine Valentin et le Vert Frédéric Hilbert apportent leur entier soutien à leur collègue de la majorité. « Une voiture coûte cher. Les demandeurs d’emploi qui trouvent du travail dans une localité de la grande couronne non desservie par les transports en commun, ne peuvent pas accepter le poste. La proposition d’Yves Baumuller a une utilité forte », soutient Frédéric Hilbert. Lui et sa collègue Victorine Valentin se disent prêts à voter le budget primitif si la majorité dégage la somme demandée. Cela n’arrivera pas, le maire évacue l’enveloppe de 1 million d’euros : « Vous avez une longueur de retard, ce que vous proposez, nous le faisons déjà avec le micro-crédit social porté de 3000 à 5000 EUR. La Ville paye la moitié des intérêts. Cela a permis à des personnes d’acheter une voiture », répond le maire. « Si trois voitures ont pu être achetées, c’est formidable, » ironise Frédéric Hilbert, désabusé. Exit l’enveloppe spéciale grande précarité.

Sans croissance,on continueraà fabriquerdes chômeursS’il déplore le manque de vision pluriannuelle des orientations budgétaires, Roland Wagner lui, n’en salue pas moins la baisse des dépenses de fonctionnement et une politique d’investissements dynamiques. Mais il ne cautionne pas la hausse de 1 % des taux d’imposition — « inférieure à l’inflation », répète à l’envi la mairie — alors que les bases sont déjà revalorisées de 1,8 %. L’élu expert-comptable reproche aussi à Gilbert Meyer d’adopter un mode de calcul de la dette par habitant différent pour la Ville et la CAC. « Vous êtes un GM, un grand manipulateur des chiffres », lance-t-il, déclenchant l’appel à « un peu de respect » de l’adjoint Yves Hemedinger.

Pour Gilbert Meyer, le conseil municipal n’est pas l’endroit pour débattre de la situation financière de l’agglomération. Mais il lâche dans la foulée : « Notre capacité de remboursement est de deux ans, pour la CAC, c’est encore moins, et pour le Ried Brun, c’est 22 ans ». Interrogé par le même sur les ventes de terrains et les demandes d’installation dans les zones d’activités, le maire précise que Liebherr est en train d’acheter une parcelle supplémentaire d’environ 4 ha à l’aéroport. Dans la ZA des Erlen, deux tiers sont vendus, et il reste six lots disponibles pour des implantations artisanales.

Dans l’opposition de gauche, Victorine Valentin et Frédéric Hilbert critiquent un budget avec une politique d’investissements, construits sans tenir compte du décrochage de la croissance et d’un chômage galopant. « Sans décollage de la croissance, on continuera à fabriquer des chômeurs », reconnaît Gilbert Meyer. Avant de relever que « la Ville, Pôle Habitat et la CAC investissent 104 millions d’euros en 2012, représentant le maintien de 1 700 emplois ».

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Le débat municipal autour de Conseil Unique vu par la presse

Posté par Yves Baumuller le 23 novembre 2011

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Mon petit coup de gueule repris par la presse

Posté par Yves Baumuller le 23 novembre 2011

Bientôt les procès-verbaux électroniques Et pour les cyclistes ? Article DNA

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Quarante-huit mille euros seront crédités pour la mise en oeuvre des procès-verbaux électroniques (DNAdu 16 novembre), qui remplaceront le carnet à souche des policiers municipaux et des agents verbalisateurs au second trimestre 2012.

L’acquisition de 30 terminaux est programmée, appareils qui pourraient chacun bénéficier d’une subvention de 500 EUR du FIPD, le fonds interministériel de prévention de la délinquance.

L’occasion pour l’élu de la majorité Yves Baumuller d’une critique acerbe à l’égard de ce dispositif — et pas à celui de la Ville, comme ne manque pas de lui faire préciser le maire Gilbert Meyer : « Quand on sait que 70 à 80 % du fonds sert à financer les caméras… Je ne vois pas en quoi ça sert à prévenir la délinquance ! » Il met en parallèle les associations engagées dans la même lutte et obligées de licencier : « Je trouve ça lamentable ! »

Guy Waehren (majorité) trouverait lui plus de sens à la mesure si elle s’accompagnait d’un renforcement des contrôles. « Le taux de paiement colmarien n’est que de 33 % ! » s’exclame-t-il. Régler le problème du stationnement illicite reste le « levier indispensable », selon lui, pour une cohabitation entre les différents modes de déplacement. Cohabitation ? Le mot fait réagir. « Ceux qui ne sont pas sanctionnés, ce sont les cyclistes, il faut faire en sorte qu’ils ne s’affranchissent pas des règles : on circule à contresens, sur les trottoirs… » pointe Dominique Grunenwald, du groupe Wagner. Son intervention trouve un écho auprès des adjoints Simone Lichtenauer et Yves Hemedinger. « Mais c’est plus difficile de verbaliser un cycliste qu’une voiture », note ce dernier. « L’objectif » de ces nouveaux PVs n’est pas de faire rentrer de l’argent », tient à rappeler l’élu, « mais d’assurer la rotation » des places de stationnement au centre-ville. Celles-ci seraient assez nombreuses, assure-t-il, si personne ne s’affranchissait de sa contribution.

Article de l’Alsace :

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Trop tôt pour moi pour dire oui à ce projet de Conseil Unique d’Alsace

Posté par Yves Baumuller le 22 novembre 2011

Hier soir lors du Conseil municipal de la Ville de Colmar, notre Maire a proposé l’adoption d’une motion concernant la création du Conseil Unique d’Alsace, je suis le seul élu a m’être abstenu : j’assume.

Voici le texte de la motion : Trop tôt pour moi pour dire oui à ce projet de Conseil Unique d'Alsace dans Billet pdf motionsurlacrationduconseiluniquedalsace.pdf

Ci-desous le texte de mon intervention et explication de vote. Dès demain vous pouvez retrouver l’intégralité du débat en vidéo sur le site : www.colmar.fr

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Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Dans la perspective d’un Conseil Unique d’Alsace, je partage évidement le désir que notre Ville joue un rôle important dans une nouvelle organisation territoriale, Colmar a en effet de nombreux atouts pour prétendre être le siège ou l’un des sièges d’une institution alsacienne unique. Un polycentrisme alsacien serait sans doute la solution, même si pour moi, avant de trancher la question d’un siège, se pose la question d‘une bonne déconcentration des services sur l’ensemble de notre territoire notamment des services publics pour nos concitoyens, nos entreprises et nos associations.

Cela dit cette motion me pose problème : En orfèvrerie, par exemple, ce n’est que lorsque le bijou est terminé que l’on choisit son écrin. Dans notre cas le bijou n’est pas fini, il n’est même pas commencé et ces plans semblent changer de semaines en semaines.

Le premier paragraphe de votre motion évoque une perspective positive pour l’Alsace. Personnellement je n’en sais rien. Nous sommes aujourd’hui au stade des belles idées, et des idées sans contenus précis et sans mode opératoire ne peuvent se satisfaire de n’être que belles. Si l’on regarde un peu dans le rétroviseur on constate que cette question d’un Conseil unique agite la classe politique et uniquement la classe politique depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui on nous demande de passer directement à la phase finale d’un projet qui devrait pourtant se construire pas à pas et dans la concertation. Et pourtant, quels progrès en matière de coopérations entre nos collectivités ont été enregistrés ces dernières années ? Aucun ! Combien d’agences avons-nous fusionnées ? Aucune ! En somme on nous demande de passer tout de suite dans le grand bain sans avoir le minimum de base de natation commune.

Et que dire de la concertation quand on sait qu’une majorité des élus départementaux et régionaux ont eu connaissance de l’accord entre les trois présidents dimanche dernier dans la presse et pire encore qu’ils apprennent qu’ils sont convoqués par voie de presse toujours, le 01 décembre prochain pour un congrès ? De concertation en réalité, il n’y en a pas ! On agit dans l’urgence avant que la campagne présidentielle ne laisse plus aucune place médiatique à cette question et surtout avant que ne prenne fin le CDD gouvernemental du président de la Région.

L’Alsace mérite mieux que ces tripatouillages. Nous devons commencer par répondre aux vraies questions et notamment à la première : celle du mode de scrutin : Si nous ne mettons pas fin aux petites baronnies locales en choisissant le scrutin proportionnel, le seul qui soit garant d’un aménagement du territoire équilibré, alors je le crains, nous ne serons pas dans une perspective positive pour l’Alsace.

Alors, il reste la question des économies, la loi sur la réforme territoriale avait pointé du doigt le trop grand nombre d’élus et avait fixé leurs nombres à 74 : aujourd’hui sur cette seule question, la fourchette avancée par le ministre-président est de 96 à 110 élus et des élus à qui on propose déjà des augmentations d’indemnités substantielles puisque on leur demanderait le double de travail. Tout cela ne me semble pas bien sérieux.

Enfin, revendiquer de nouvelles compétences en matières d’éducation, ça veut dire que l’école française n’est plus unique sur l’ensemble du territoire national et à mon sens, ça pose des questions de principes auxquelles il vaudrait mieux réfléchir.

Je m’arrête là, pour toutes ces raisons je m’abstiendrai sur ce texte, il est trop tôt pour se prononcer sur le futur siège et il est surtout pour moi, trop tôt pour dire oui à ce projet de Conseil Unique d’Alsace.

Yves Baumuller
Conseiller municipal délégué
Conseiller communautaire
MoDem / Ecologie et Démocratie

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Colmar derrière Strasbourg (Article DNA)

Posté par Yves Baumuller le 26 octobre 2011

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Lundi, tous les élus colmariens ou presque se sont rangés derrière Strasbourg dans la bataille du siège du Parlement européen.

Le conseil municipal était invité à adopter une motion de soutien à Strasbourg l’Européenne. Une initiative de Roland Ries, sénateur-maire de la capitale alsacienne. L’immense majorité des élus est d’accord pour dire qu’il faut défendre Strasbourg, siège institutionnel du Parlement. « La question ne devrait même pas se poser. Strasbourg est la règle, Bruxelles l’exception », tranche Yves Baumuller (Modem), qui regrette que les sessions strasbourgeoises soient « désertées » par des Parlementaires qui « s’y ennuient ». Tandis que Brigitte Klinkert érige le combat en cause nationale et régionale : « Ce qui est bon pour Strasbourg est bon pour l’Alsace et Colmar ». Et Colmar profite de la notoriété européenne de Strasbourg, font valoir Yves Hemedinger et Tristan Denéchaud.

Des allers-retoursqui coûtent cher

Malgré son euroscepticisme, Delphine Mann estime qu’il «vaudrait mieux remettre le travail des commissions à Strasbourg, au siège qui représente le lien avec le citoyen ». Et surtout, il y a l’argument financier qui plaide en faveur d’un site unique.

Selon une étude citée par le centriste Yves Baumuller, les allers-retours des eurodéputés entre l’Alsace et Bruxelles coûteraient 120 millions EUR par an. Plusieurs voix nuancées, voire discordantes, se sont fait entendre dans le débat. Celle de Frédéric Hilbert qui juge la motion « déplacée » dans le contexte actuel d’une UE « fragilisée ». « Il y a des enjeux plus importants », raisonne-t-il, en concédant que le jour où le mode de fonctionnement du Parlement sera revu pour réaliser des économies, on pourra en reparler. Aujourd’hui, ce n’est pas le sujet prioritaire. Donc, il s’abstient. Idem pour Guy Waehren qui peste contre « l’argent dilapidé pour faire plaisir à Strasbourg » alors que « l’Europe se développe au sud ». « Il vaudrait mieux qu’on soutienne le conseil unique d’Alsace », lance le conseiller écolo de la majorité. La discussion commence à dévier sur le terrain politique régional. « Il faut défendre Strasbourg, mais il ne faudrait pas retrouver un problème de gouvernance avec Strasbourg dans la perspective d’une région d’équilibre comme la nôtre », disserte Dominique Grunenwald. Des remarques hors sujet

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A partir de demain à Colmar : Opération emploi, formation

Posté par Yves Baumuller le 16 octobre 2011

À partir de demain jusqu’au 11 novembre, la radio AZUR FM (89.0 Colmar, 91.9 vallée de Munster) s’associe à une quinzaine de partenaires œuvrant dans le domaine de l’emploi à Colmar, pour une opération « La réussite est dans les quartiers ». Cette action s’inscrit dans le cadre du CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) pour lequel AZUR FM a été retenue et financé par la Ville de Colmar. Cette opération a été difficile à mettre en œuvre, mais on y est arrivé ! Merci à Brice Johner et à Franck Jehl son directeur. Je ne doute pas des retombées pour les jeunes colmariens !

Planning des émissions : 9 h 10, 10 h 10 et 17 h 10 (offres d’emploi) et 9 h 40, 10 h 40, 11 h 10 et 16 h 40 (magazines), 11 h 30 et 18 h 30 le samedi. Podcasts et contacts : www.azur-fm.com/emploi

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L’œuvre symbole d’un quartier en mouvement (Art l’Alsace)

Posté par Yves Baumuller le 16 octobre 2011

L’œuvre symbole d’un quartier en mouvement (Art l'Alsace) dans Conseil Municipal l-oeuvre-a-ete-inauguree-hier-en-presence-de-l-artiste-qui-l-a-imaginee-des-jeunes-qui-l-ont-realise  

La fresque issue de la formation axée sur l’art dans l’espace urbain (FASADEU), inaugurée hier rue de Lucca à Colmar, entend symboliser la dynamique du quartier

Sur la quinzaine de jeunes présents au lancement du projet, initié en 2009 par la Mission locale, neuf ont obtenu leur certificat de façadier et réalisé la fresque imaginée par Miguel Chevalier, pointure internationale de l’art numérique. Deux ont été embauchés en CDI par Rauschmaier, l’entreprise du président de la Mission, trois ont trouvé un CDD, et quatre « ont des pistes » pour trouver un emploi, expose Betty Bernardinis, directrice de la Mission pour qui « si tous les stagiaires ne trouvent pas un emploi, c’est une œuvre inachevée ».

Après des échanges entre le conseil de quartier, Miguel Chevalier et les jeunes, puis cinq mois de formation accélérée avec un peintre en bâtiment, les neuf Colmariens ont réalisé l’œuvre en huit jours. L’artiste se montre très satisfait du travail réalisé en commun : « C’était une expérience nouvelle et riche pour moi, on a dû trouver des solutions techniques pour adapter à l’échelle urbaine ce projet conçu sur ordinateur ». Référence à l’art cinétique d’un Vasarely, aux années 70 et aux pixels de notre société informatisée, l’œuvre évoque « le mouvement de ce quartier en restructuration ».

« Horloge astronomique » via les éclairages

De loin, la sphère qui semble sortir du bâtiment produit un effet de trompe l’œil, d’illusion d’optique d’où son nom « Pixels Op’art 2011 ». Depuis hier et tous les soirs jusqu’à minuit, la fresque devient une sorte d’ « horloge astronomique », illuminée chaque heure d’une couleur différente.

« Avez-vous vu le nombre de pignons dans le quartier ? Il y a encore beaucoup à faire ! », a relevé le président de la Mission locale dans son discours. Le maire de Colmar a souligné que « de nombreux pignons ont été rénovés » et qu’au total 120 millions d’euros ont été injectés en six ans dans le quartier Europe et celui de la rue de Lucca. « Mais on ne peut pas généraliser ce type de projets, celui-ci a coûté 158 000 € », indique le maire qui se félicite de la « synergie entre tous les acteurs ».

Chantiers à venir

La mise en lumière (encore en phase d’expérimentation) de cette façade, à laquelle était accolé un immeuble aujourd’hui démoli, précède l’aménagement du parvis au printemps 2012, avec notamment un square. Elle marque également le coup d’envoi des travaux de restructuration du secteur Schweitzer, entre fin 2011 et mi-2013.

le 16/10/2011 à 05:00 par Jean-Frédéric Surde

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Belle réussite collective !

Posté par Yves Baumuller le 15 octobre 2011

Ce matin à Colmar inauguration et donc aboutissement du projet F.A.S.A.D.E.U (formation axée sur l’art dans l’Espace Urbain). Aboutissement qui me donne la pêche parce qu’il donne du sens à l’action politique… il y a deux ans nous étions une petite poignée à rêver d’un projet qui conjuguerai l’amélioration du cadre de vie dans le cadre de la rénovation urbaine en faisant entrer l’Art dans les quartiers ouest de Colmar avec en parallèle une action d’insertion professionnelle. En général dans la vie quand on vise la Lune on peut espérer atteindre les étoiles mais là tous nos espoirs ont été dépassés : une quinzaine de jeunes en formation à l’Afpa ont été associés et ont réalisé l’œuvre monumentale « Pixels Op’art » de, avec et sous la direction de Miguel Chevalier, artiste de renommée internationale. La plus value sur le CV de ces jeunes est évidente et leur fierté est grande à juste titre, tout autant que la notre d’avoir contribué à bâtir une œuvre de ce niveau dans un quartier « ZUS ».

Bravo et merci à Miguel pour son investissement dans ce projet et pour sa générosité ; bravo à Betty, directrice de la Mission Locale Jeune, pour l’idée d’origine, pour le portage et la coordination de l’action ; bravo à toute l’Equipe géniale de l’Afpa ; merci à la Région Alsace pour le financement de la formation ; merci au Pôle Habitat Centre Alsace pour la mise à disposition du mur support et pour le financement de matériaux ; merci à l’Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances pour le cofinancement de l’opération ; merci à Vialis pour la mise en lumière de l’œuvre ; merci à la présidente du Conseil de Quartier Europe Schweitzer et remerciement à la Ville, à son service Animation et Vie des Quartiers, à son service Actions Culturelles et au Maire de Colmar pour nous avoir suivis dans cette aventure. Enfin et surtout BRAVO aux JEUNES qui se sont pleinement investis dans ce projet. Seul regret : Il fallait que cette inauguration tombe à l’heure où la France joue pour une place en finale de la Coupe du Monde de Rugby… ;-(( Bref c’est à 10h30 au 8, rue de Lucca à Colmar, venez nombreux et pour les autres les photosi dans la journée sur www.facebook.com/yves.baumuller

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Premier accueil mouvementé pour le rallye de France-Alsace, qui fera étape pour la première fois à Colmar (Article l’Alsace)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

loeb2.jpgLe vote d’une subvention de 50 000 € pour le Championnat du monde des rallyes a suscité un vif débat écolo-économique, et divisé le conseil municipal.

Premier accueil mouvementé pour le rallye de France-Alsace, qui fera étape pour la première fois à Colmar après un premier passage dans la région : le vote d’une subvention de 50 000 € a fait débat lundi soir, malgré l’introduction de l’adjoint aux sports Maurice Brugger, qui met en avant l’opportunité économique, « mais aussi en termes d’image, d’accueillir un événement sportif mondial, dans notre région qui est terre d’automobile, d’industrie et de champions Sébastien Loeb en tête ».

Frédéric Hilbert (Verts) démarre au quart de tour : « Avec les 20 000 € de la communauté d’agglomération, et la mise à disposition de structures, d’un terrain faisant office d’héliport, les réflexions sur la voirie, cela fait beaucoup. Choquant, lorsqu’on voit les difficultés budgétaires d’associations sportives qui s’occupent de nos jeunes toute l’année ». Victorine Valentin vote contre pour les mêmes raisons.

Tristan Denéchaud s’abstient, tandis que Roland Wagner vote pour, même si Michel Feldmann souhaite un montant détaillé des dépenses pour la logistique.

Au sein de la liste Meyer, Guy Waehren précise que « les 2 700 tonnes rejetées correspondent certes à un aller-retour Paris New-York en avion, mais pour au moins 800 passagers ». Philippe Greiner ne vote pas, redoutant que l’épreuve soit pérennisée en Alsace : « Surtout pas ! ». Yves Baumuller vote contre… même s’il est pour le rallye : « Ils peuvent se débrouiller sans nous ». Tandis que Simone Lichtenauer relève certains efforts environnementaux par les organisateurs, mais s’interroge sur « les pollutions visuelles et sonores, les débordements de spectateurs, ou la mise en vedette de la voiture, par rapport aux transports collectifs ». Enfin, Odile Uhlrich-Mallet concède que l’Alsace est valorisée par des champions automobiles, « mais pas d’hypocrisie, un rallye n’est pas écologique ! ».

Yves Hemedinger le reconnaît volontiers, Maurice Brugger a une réaction plus vive (lire encadré), Gilbert Meyer se dit « serein » : « Je me voyais mal défendre l’absence de la Ville de Colmar, mais j’ai exigé que le circuit ne passe pas par le centre-ville. Une étape au parc des expositions est la meilleure solution pour les retombées touristiques, et la fête populaire ». La subvention a été approuvée, malgré deux abstentions et une demi-douzaine de votes contre.

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Rénovation urbaine (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

Lundi soir, les élus ont pris connaissance du volumineux rapport annuel – 47 pages – sur les actions menées dans le quartier Europe classé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) et en Zone de Redynamisation Urbaine (quartiers Schweitzer, Saint-Vincent-de-Paul, Florimont-Bel Air).
Victorine Valentin (opposition de gauche) et Michel Feldmann (opposition de droite) saluent le travail de présentation et la clarté du rapport, suscitant des exclamations de surprise dans la majorité. L’urbanisme a bien évolué, les immeubles sont rénovés, les quartiers sont plus agréables à vivre, souligne ce dernier. La conseillère socialiste s’étonne toutefois de voir les animations d’été figurer dans le rapport. Elle trouve que l’emploi et la santé sont traités en parents pauvres. Elle souhaiterait des bilans qualitatifs. Michel Feldmann ne comprend pas pourquoi les actions dans les écoles, le domaine de la petite enfance ou au centre Europe qui concernent tous les habitants, sont reprises dans le rapport.

Ils attirent l’attention de l’assemblée sur quelques indicateurs qui lui paraissent inquiétants : la baisse du nombre d’élèves au collège Molière, les chiffres du chômage dans le quartier, les voitures brûlées. « Les problèmes de délinquance restent entiers. A quoi ça sert d’avoir un budget de fonctionnement excédentaire si les problèmes sociaux ne sont pas résolus ? », s’interroge le conseiller. A la lumière du rapport, Tristan Denéchaud estime que ce ne sont pas les caméras qui améliorent la situation, mais les hommes.

Dans la majorité, Yves Baumuller explique que pour la thématique santé, les appels à projet ne trouvent pas de propositions. Odile Uhlrich-Mallet défend le travail réalisé dans les écoles du secteur en faveur de la mixité sociale : la classe théâtre à Molière, le projet cuisine aux Pâquerettes où la Ville a rajouté un demi-poste d’ATSEM… Yves Hemedinger souligne le travail de prévention et annonce que le quartier sera équipé de caméras de surveillance en 2011. René Frieh en charge de la politique de la Ville se réjouit du travail d’équipe : « On tire dans le même sens et ça fait du bien ». Pour la rénovation urbaine, l’Etat réduit sa dotation alors que la Ville maintient la sienne. « L’ANRU, on voit bien que ça n’est pas que du béton », souligne encore le conseiller. Il estime que les actions du centre socioculturel et les projets dans les écoles ont toute leur place dans le rapport

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Pas tous derrière Loeb (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

loeb.jpgLe soutien financier et logistique de la Ville de Colmar à l’organisation de la 2 e édition du Rallye de France qui revient en Alsace du 29 septembre au 2 octobre, a suscité un vif débat au conseil municipal. Et pour une fois, les lignes de fracture ont dépassé les clivages politiques.
Sollicitée par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA), la Ville a voté lundi soir une subvention de 50 000 euros pour le Rallye de France qu’elle accueillera au parc-expo, samedi 1er octobre. Diverses animations et opérations, non chiffrées, seront organisées ce jour-là avec la CAC qui verse elle aussi 20 000 euros. La décision est loin de faire l’unanimité.

« Gabegiebudgétaire »
Frédéric Hilbert (opposition de gauche) ironise sur le caractère, à ses yeux pseudo-écologique, du rallye, mais dénonce d’abord « la gabegie budgétaire » et « la somme de financements publics. En plus de la subvention, la location du parc-expo, ce n’est pas rien », estime l’élu Vert. « Ça me choque au moment où beaucoup de clubs sportifs ont des difficultés financières ».

Réservé sur les retombées économiques de la manifestation, le conseiller suggère que la Ville finance plutôt les associations sur le pont toute l’année et qui n’ont pas les moyens de payer les déplacements aux compétitions, sauf à faire appel aux bénévoles. Michel Feldmann (groupe Wagner) juge le rapport incomplet dans la mesure où le soutien logistique n’est pas chiffré.

« Nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte »
Dans les rangs de la majorité, Philippe Greiner prévient qu’il votera contre le rapport. Il s’interroge sur « la pertinence d’une 2e édition » et sur les 200 000 EUR accordés par le Conseil général du Haut-Rhin qui n’avait pas financé le transport des enfants lors des Mercredis de neige. « Les collectivités soutiennent le rallye automobile, mais nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte, malgré des représentants de la discipline aux J.O. de Londres ».

Le conseiller regrette l’absence de bilan carbone et estime que la promotion de l’Alsace à l’écran, « c’est tout au plus quelques secondes ». Enfin, il ne voit pas pourquoi la Ville soutiendrait une course où un concurrent certes alsacien, mais « expatrié », est en lice.

Sa collègue Simone Lichtenauer constate « un progrès sur le plan du tri sélectif », mais l’incitation à utiliser les transports en commun pour se rendre à la manifestation lui paraît insuffisante. Elle s’inquiète de « la pollution sonore et visuelle ».

« L’hypocrisie du rallye écologique »
Guy Waehren est contre la subvention au nom du réchauffement climatique : « La FFSA chiffre à 2 700 tonnes, soit un aller-retour Paris – New York, les rejets en CO2 du rallye, sauf qu’on transporte chaque fois 200 passagers. A titre de comparaison, le four à bois inauguré par la Ville permet d’économiser 7 000 tonnes d’émissions. » Il voit aussi dans la subvention de la Ville un encouragement pour le rallye à revenir l’an prochain.

« L’argent pourrait êtremieux utilisé »
Odile Uhlrich-Mallet n’est pas contre la course, mais ne supporte pas « l’hypocrisie qui veut en faire un rallye écologique ». Toujours dans la majorité, le centriste Yves Baumuller juge qu’au moment où les financements se font rares, une aide publique n’a pas lieu d’être. « Il y a assez d’argent dans le milieu automobile. Je voterai contre ce rapport », conclut l’élu.

A gauche, Victorine Valentin est opposée à la subvention de la Ville : « L’argent pourrait être mieux utilisé, d’autant qu’on ne dispose pas de chiffres relatifs aux retombées économiques de l’an dernier. « Mulhouse, ville étape, a eu très peu de retombées », estime l’élue. Quant à la fête populaire, elle observe qu’il n’y aura pas de rencontres entre les pilotes et le public au parc des expositions.

Tristan Denéchaud (Bougeons les lignes) annonce qu’il s’abstiendra lors du vote. Il calcule que le passage du rallye « coûtera cher à Colmar et aux Colmariens » eu égard aux retombées économiques et touristiques. A son avis, la course est bien moins médiatisée à l’étranger que le Tour de France.

L’opposition de droite ne partage pas cet avis. Brigitte Klinkert croit que le rallye suscite « un formidable engouement ». Elle félicite la Ville de se rallier à d’autres collectivités. Son collègue Roland Wagner rappelle que « l’Alsace est une terre d’automobile et l’auto représente un poids économique. C’est un honneur d’avoir un sextuple champion qui revendique ses racines alsaciennes. On ne va pas rester sur un îlot désert », dit encore le conseiller.

« Un sport qui faitbouger la planète »
Le premier adjoint Yves Hemedinger parle d’« une magnifique épreuve sportive avec des retombées en termes d’images ». Maurice Brugger se lance dans un vibrant plaidoyer : « C’est un sport qui fait bouger la planète, on doit y être ». Selon l’adjoint au sport, ce ne sont pas quelques « flatulences carboniques » qui dissuaderont la Ville. Avant de conclure, sans davantage de précisions, que « le problème écologique est pris en compte ».

« Pas le premierà financer »

Le maire a eu le mot de la fin : « Je n’étais pas le premier à financer le rallye et je ne me voyais pas défendre l’absence de Colmar ». Selon Gilbert Meyer, « on pourra voir ce qui se passe sur les sites de maintenance. » Il espère « que le public pourra parler aux pilotes ». La subvention a été votée avec cinq voix contre et deux abstentions.

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Solidaire avec Husseren (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

uid du mille-feuille intercommunal par rapport au projet de schéma de coopération intercommunale proposé par le préfet, début mai ? Le conseil municipal a été amené à formuler un avis sur ce projet.
L’avis est favorable. Seuls les deux groupes d’opposition se sont abstenus.

Membre de plusieurs syndicats sur lesquels des évolutions sont préconisées, la Ville de Colmar a effectivement été sollicitée pour formuler un avis sur ce projet intercommunal, et en particulier sur la fusion de plusieurs syndicats à l’ouest de Colmar (Sivom de Wintzenheim, SIAC d’Ingersheim, notamment) ainsi que la fusion de deux syndicats forestiers.

Pour le premier adjoint Yves Hemedinger, la préconisation de regroupement semble logique dans les deux cas, eu égard aux compétences concernées.

« Sans faire un euro d’économie »
Une évidence contestée par l’élu de la majorité Yves Baumuller, selon lequel les champs d’intervention de ces différents syndicats semblent très éloignés. « L’un des syndicats, le SIACI, avait d’ailleurs donné un avis très défavorable », poursuit-il, repris par Tristan Denéchaud : « Cette fusion aboutirait à une structure plus complexe, mais sans faire un euro d’économie ».

Pour Gilbert Meyer, il n’est pas question que la Communauté d’Agglomération de Colmar doive étendre ses compétences en absorbant ces syndicats. « Il faut adopter une position de sagesse et mettre en place un syndicat à la carte, chaque collectivité participant sur les seules compétences qui la concerne. »

Les élus ont également réagi par rapport à la décision prise par plusieurs communes, autour d’Eguisheim, de rallier la communauté de communes de Rouffach. « C’est une volte-face étonnante », commente Frédéric Hilbert. Et à propos d’un éventuel rapprochement entre la CAC et le Pays du Ried Brun : « J’espère que vous trouverez les mots pour les convaincre ».

« Il faut laisser décider chaque collectivité », a rappelé Gilbert Meyer, tout en invitant à être solidaire de la position pro-CAC prise par le conseil municipal d’Husseren-les-Châteaux.

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La vidéoprotection en question(Article DNA)

Posté par Yves Baumuller le 21 décembre 2010

Pas de trêve de Noël au conseil municipal de Colmar. Pour la dernière séance de l’année hier, les élus colmariens se sont affrontés sur l’utilité de la vidéosurveillance. La Ville de Colmar veut ajouter 15 caméras qui seront installées dans le quartier Europe, pour un montant de 500 000 €. Cette 3e tranche d’équipements a fait réagir dans les rangs de la majorité et de l’opposition. Le centre et la gauche jugent l’efficacité du dispositif « très limitée », voire « pas démontrée ». Et ils trouvent la dépense « disproportionnée ». « Au total, pour l’ensemble du dispositif (46 appareils), on flirte avec le million et demi d’euros », déplore Yves Baumuller (Modem). Dans les deux camps, certains réclament davantage de policiers plutôt que de nouvelles caméras.
« La vidéosurveillance, ce n’est pas la panacée contre la délinquance, mais elle constitue un moyen complémentaire pour la police en matière de flagrants délits », fait valoir l’adjoint Maurice Brugger. « 220 interpellations ont eu lieu en 18 mois grâce aux caméras, et le taux d’élucidation des enquêtes a augmenté », confirme le 1er adjoint Yves Hemedinger. La 3e tranche de vidéoprotection a été adoptée, mais sans les voix de gauche et du Modem. Et trois élus de la majorité se sont abstenus.

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Conseil municipal La vidéoprotection, efficace ? (Article l’Alsace)

Posté par Yves Baumuller le 21 décembre 2010

L’extension du dispositif de vidéoprotection à Colmar a fait débat hier soir au conseil

municipalQuinze nouvelles caméras de vidéoprotection seront installées en 2011 à Colmar. Cette opération sera inscrite au budget 2011 à hauteur de 500 000€, sachant qu’une subvention sera sollicitée auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance. Il devrait donc rester à la charge de la ville un montant de 200 000€.

Ces nouvelles caméras s’ajouteront au maillage existant, 15 caméras installées en 2009 et 16 en 2010.

Pour le groupe Modem, Yves Baumuller a souligné « des investissements disproportionnés face à la délinquance à Colmar. On flirte depuis 2009 avec le million d’euros. Il existe d’autres pistes pour faire de la prévention en matière de délinquance. Toutes les caméras du monde ne pourront rien face au mal-être des gens. Et aujourd’hui, l’impact, par exemple sur le taux d’élucidation des affaires, n’est pas prouvé ». Michel Feldmann s’est interrogé sur le choix des emplacements des caméras place Saint-Joseph. « Il y en a deux qui regardent passer les trains… Et une seule du côté de la rue du Logelbach où il se passe vraiment des choses ». « Cette dernière est une caméra qui balaye à 360°, a précisé le premier adjoint Yves Hemedinger. Les emplacements des deux autres ont été choisis en fonction des demandes des riverains »

220 interpellations en flagrant délit
Gérard Rénis s’est montré catégorique : « Des caméras auraient pu faire réfléchir les andouilles qui ont allumé des feux provoquant les incendies au Koïfhus et dans la rue des Marchands. Les dégâts rue des Marchands ont coûté un million d’euros ».

Frédéric Hilbert a parlé de l’exemple londonien : « Il existe là-bas, une caméra pour 14 habitants. Et seulement 3 % des vols sont résolus grâce aux caméras. Vous jouez sur la fibre sécuritaire car c’est porteur électoralement. Mais il n’y a pas d’efficacité démontrée ! »

Philippe Greiner a annoncé qu’il votait hier soir pour la dernière fois un investissement de ce type : « Je souhaite ensuite que les 500 000€ soient utilisés sur d’autres types de politique de prévention ».

Mais pour le premier adjoint Yves Hemedinger, les caméras apportent un soutien dans le cadre de la lutte contre la délinquance : « Les actes de délinquances ont diminué en centre-ville sur les dix premiers mois de l’année. 220 interpellations ont pu se faire en flagrant délit. Une quarantaine de réquisitions de vidéos ont été faites par la police dans le cadre d’enquête ». « Parallèlement, nous soutenons une autre politique de prévention en aidant des actions d’associations… 28 policiers municipaux travaillent également sur Colmar », a ajouté Yves Hemedinger.

Un policier, c’est 25000€ par an
« Avec ces 500 000€, vous pourriez embaucher deux nouveaux policiers municipaux », a lancé Tristan Denéchaud. « Faux, a répondu le maire Gilbert Meyer. Il restera 200 000 € à la charge de la Ville. Et un agent c’est environ 25 000€ tous les ans ».

Finalement, le groupe Modem, Victorine Valentin et Frédéric Hilbert ont voté contre les 15 nouvelles caméras. Tristan Denéchaud, Michel Feldmann et Guy Waehren se sont abstenus. Le reste des élus du conseil a voté pour le dispositif.

Patrice Barrère

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Le groupe MoDem vote contre la troisième tranche de vidéoprotection à Colmar

Posté par Yves Baumuller le 21 décembre 2010

Ci-dessous le texte de mon intervention lors du Conseil Municipal d’hier soir :

Merci Monsieur le Maire, mes chers collègues, Monsieur le Premier Adjoint,

Lors du conseil municipal du 14 septembre 2009 et de l’examen de la deuxième tranche, le groupe MoDem s’était abstenu au motif principal qu’au-delà de nos doutes sur l’efficacité de ce type de dispositif, aucune donnée concernant le fonctionnement de la première tranche n’était disponible. Aujourd’hui nous commençons à avoir du recul et une première évaluation de la vidéo-protection à Colmar existe. Je tenais à débuter ce propos en remerciant M. Legros de notre direction de la sécurité pour sa disponibilité et pour l’ensemble des réponses apportées à nos questions.

A l’étude de ces données, nous restons persuadés que l’impact exclusif des dispositifs de vidéoprotection sont difficiles à isoler dans un environnement où ils ne sont que des outils, ils ne peuvent être une fin en soit et ne suffisent pas seuls. Il semble cependant que les faits de délinquance se soient orientés à la baisse dans les zones vidéo protégées, même si les effets restent mesurés ou simplement inefficaces comme pour les actes dits impulsifs, majoritairement constatés à Colmar, tels que les violences et les dégradations commisent sous l’emprise de produits stupéfiants ou d’état alcoolique dont nous connaissons tous les raisons profondes ; elles se nomment : chômage, exclusion, mal être ou désespoir et toutes les caméras du monde ne changeront rien à cela.

Lorsque l’on essaye d’analyser l’efficacité de ce type de dispositif, on devrait pouvoir y distinguer trois types de résultats : un résultat en terme de dissuasion, un résultat en terme de prévention et enfin un résultat en terme de répression. Pour la dissuasion il n’y a aucun effet sur les actes dits impulsifs et un impact faible ou difficile à évaluer pour les autres formes de délinquance. La prévention quand à elle devrait permettre de stopper des actes lorsqu’ils se produisent, dans les faits cela n’est possible que lors des quatre soirées – du mercredi au samedi où nous postons des agents devant les écrans de contrôles – soit 30 heures sur les 168 heures que dure une semaine. Le rapport du Ministère de l’Intérieur de 2009, relève pourtant qu’une présence continue devant les écrans de contrôle permet d’augmenter fortement l’impact de ces caméras, car il y a une réactivité immédiate. Dés lors, voulez vous vraiment vous donner les moyens de cette politique ? Je vous pose la question. Enfin, le résultat en terme de répression, s’il était attendu par certains, n’est pas au rendez vous non plus, du moins au dire du Commissaire de Police centrale de Colmar qui n’a pas constaté un véritable impact sur le taux d’affaires élucidées.

Lors de l’examen de la deuxième tranche, nous évoquions le risque d’une spirale sans fin d’installation de caméras jusqu’à un maillage complet et sans garanti de résultat. Ce risque est aujourd’hui certain puisque nous sommes clairement dans un programme pluriannuel d’investissement. Après les 968 137 euros investis pour les deux premières tranches et les 500 000 euros prévisionnels pour la troisième, nous flirtons avec le million et demi d’euros d’investissement. Pour le fonctionnement, nous étions à 43 500 euros en dehors des deux emplois et pour la seule première tranche. Nous aimerions savoir combien de tranches supplémentaires sont d’ores et déjà programmées, quel est le cout en fonctionnement de l’année qui s’achève ainsi que celui de l’année à venir avec la création d’un troisième poste d’opérateur ? Nous sommes convaincu que nous ne dérogerons pas dans ce dispositif à la règle des 10 à 15% de cout en fonctionnement par rapport au cout de l’investissement, soit à l’arrivée à des montant que nous jugeons disproportionnés face à la situation de la délinquance à Colmar et face aux moyens humains supplémentaires et de réel prévention que nous pourrions déployer sur le terrain avec ces crédits.

Vous ne manquerez pas, Monsieur le Premier adjoint, de nous indiquer que ces investissements sont soutenus par le FIPD. C’est en effet intéressant pour les finances de la ville, mais c’est aussi révélateur de la politique gouvernementale en matière de prévention de la délinquance, car en effet, je voulais rappeler ici, que le Fonds interministériel de prévention de la délinquance, pot commun de plus de 50 millions d’euros par an, a été utilisé à prés de 80% en 2009 et à près de 70% en 2010 pour subventionner des projets de vidéo protection. Nous, nous pensons qu’il existe d’autres pistes d’actions basées sur une meilleure prise en compte des humains par les humains y compris dans nos quartiers ouest.

Cela dit nous ne sommes pas opposés par principe à l’usage de caméras, mais nous pensons que le dispositif après les deux premières tranches est suffisant et que s’il devait se développer nous ne serions, par contre, pas opposés à l’implantation de caméras pour lutter contre les trafics qui se multiplient devant les collèges et lycées colmariens, c’est-à-dire, uniquement sur des sites extrêmement limités en nombre.

C’est parce que nous refusons le principe d’un maillage complet du territoire colmarien que nous ne voterons pas ce rapport.

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