« Prêts à voter le budget si… » Article des DNA

 

« Prêts à voter le budget si... » Article des DNA dans Conseil Municipal 22.0.1556600621Le chantier de la médiathèque, un des investissements significatifs de 2012, se poursuit dans l’ancien hôpital, place du 2-Février.

Pas de vote hier au conseil municipal, mais un débat autour des orientations budgétaires 2012. La majorité applaudit, mais le centriste Yves Baumuller, rejoint par l’opposition, propose de mieux prendre en compte la situation des plus précaires.

Les élus auront à voter le budget primitif en mars. Lundi soir, le maire Gilbert Meyer en a présenté les grandes lignes (DNA du 25 janvier). Après un petit couplet laudatif, le centriste YvesBaumuller, élu de la majorité, fait une proposition concrète et étayée : compte tenu de la récession, pour les deux années restantes du mandat du maire, il suggère de créer « une nouvelle enveloppe de subvention pour l’ensemble du territoire colmarien en faveur des Colmariens les plus éloignés de l’emploi, ceux qui cumulent déjà tous types de difficultés sociales ».

Le conseiller propose d’amputer de 500 000 euros un budget en augmentation de 6 %, ce qui constituerait une enveloppe de 1 million d’euros sur deux années. Cet argent financerait des projets précis, « une auto-école sociale, un garage social, un service de location social avec des voitures et scooters d’occasion ». L’élu entend ainsi favoriser la mobilité des demandeurs d’emploi les plus précaires, ceux qui ne disposent d’aucun moyen de locomotion. « Cette mesure correspond à une urgence bien réelle » et de surcroît, « limitée dans le temps elle nécessiterait plus d’investissement que de frais de fonctionnement », argumente Yves Baumuller.

Une voiture coûte cherLa socialiste Victorine Valentin et le Vert Frédéric Hilbert apportent leur entier soutien à leur collègue de la majorité. « Une voiture coûte cher. Les demandeurs d’emploi qui trouvent du travail dans une localité de la grande couronne non desservie par les transports en commun, ne peuvent pas accepter le poste. La proposition d’Yves Baumuller a une utilité forte », soutient Frédéric Hilbert. Lui et sa collègue Victorine Valentin se disent prêts à voter le budget primitif si la majorité dégage la somme demandée. Cela n’arrivera pas, le maire évacue l’enveloppe de 1 million d’euros : « Vous avez une longueur de retard, ce que vous proposez, nous le faisons déjà avec le micro-crédit social porté de 3000 à 5000 EUR. La Ville paye la moitié des intérêts. Cela a permis à des personnes d’acheter une voiture », répond le maire. « Si trois voitures ont pu être achetées, c’est formidable, » ironise Frédéric Hilbert, désabusé. Exit l’enveloppe spéciale grande précarité.

Sans croissance,on continueraà fabriquerdes chômeursS’il déplore le manque de vision pluriannuelle des orientations budgétaires, Roland Wagner lui, n’en salue pas moins la baisse des dépenses de fonctionnement et une politique d’investissements dynamiques. Mais il ne cautionne pas la hausse de 1 % des taux d’imposition — « inférieure à l’inflation », répète à l’envi la mairie — alors que les bases sont déjà revalorisées de 1,8 %. L’élu expert-comptable reproche aussi à Gilbert Meyer d’adopter un mode de calcul de la dette par habitant différent pour la Ville et la CAC. « Vous êtes un GM, un grand manipulateur des chiffres », lance-t-il, déclenchant l’appel à « un peu de respect » de l’adjoint Yves Hemedinger.

Pour Gilbert Meyer, le conseil municipal n’est pas l’endroit pour débattre de la situation financière de l’agglomération. Mais il lâche dans la foulée : « Notre capacité de remboursement est de deux ans, pour la CAC, c’est encore moins, et pour le Ried Brun, c’est 22 ans ». Interrogé par le même sur les ventes de terrains et les demandes d’installation dans les zones d’activités, le maire précise que Liebherr est en train d’acheter une parcelle supplémentaire d’environ 4 ha à l’aéroport. Dans la ZA des Erlen, deux tiers sont vendus, et il reste six lots disponibles pour des implantations artisanales.

Dans l’opposition de gauche, Victorine Valentin et Frédéric Hilbert critiquent un budget avec une politique d’investissements, construits sans tenir compte du décrochage de la croissance et d’un chômage galopant. « Sans décollage de la croissance, on continuera à fabriquer des chômeurs », reconnaît Gilbert Meyer. Avant de relever que « la Ville, Pôle Habitat et la CAC investissent 104 millions d’euros en 2012, représentant le maintien de 1 700 emplois ».

 

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