Colmar derrière Strasbourg (Article DNA)

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Lundi, tous les élus colmariens ou presque se sont rangés derrière Strasbourg dans la bataille du siège du Parlement européen.

Le conseil municipal était invité à adopter une motion de soutien à Strasbourg l’Européenne. Une initiative de Roland Ries, sénateur-maire de la capitale alsacienne. L’immense majorité des élus est d’accord pour dire qu’il faut défendre Strasbourg, siège institutionnel du Parlement. « La question ne devrait même pas se poser. Strasbourg est la règle, Bruxelles l’exception », tranche Yves Baumuller (Modem), qui regrette que les sessions strasbourgeoises soient « désertées » par des Parlementaires qui « s’y ennuient ». Tandis que Brigitte Klinkert érige le combat en cause nationale et régionale : « Ce qui est bon pour Strasbourg est bon pour l’Alsace et Colmar ». Et Colmar profite de la notoriété européenne de Strasbourg, font valoir Yves Hemedinger et Tristan Denéchaud.

Des allers-retoursqui coûtent cher

Malgré son euroscepticisme, Delphine Mann estime qu’il «vaudrait mieux remettre le travail des commissions à Strasbourg, au siège qui représente le lien avec le citoyen ». Et surtout, il y a l’argument financier qui plaide en faveur d’un site unique.

Selon une étude citée par le centriste Yves Baumuller, les allers-retours des eurodéputés entre l’Alsace et Bruxelles coûteraient 120 millions EUR par an. Plusieurs voix nuancées, voire discordantes, se sont fait entendre dans le débat. Celle de Frédéric Hilbert qui juge la motion « déplacée » dans le contexte actuel d’une UE « fragilisée ». « Il y a des enjeux plus importants », raisonne-t-il, en concédant que le jour où le mode de fonctionnement du Parlement sera revu pour réaliser des économies, on pourra en reparler. Aujourd’hui, ce n’est pas le sujet prioritaire. Donc, il s’abstient. Idem pour Guy Waehren qui peste contre « l’argent dilapidé pour faire plaisir à Strasbourg » alors que « l’Europe se développe au sud ». « Il vaudrait mieux qu’on soutienne le conseil unique d’Alsace », lance le conseiller écolo de la majorité. La discussion commence à dévier sur le terrain politique régional. « Il faut défendre Strasbourg, mais il ne faudrait pas retrouver un problème de gouvernance avec Strasbourg dans la perspective d’une région d’équilibre comme la nôtre », disserte Dominique Grunenwald. Des remarques hors sujet

 

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