01 juin 2011 ~ 0 Commentaire

Désaccords sur la méthode (Art DNA)

220592422342.jpgLa réorganisation des services municipaux a divisé les élus lundi soir. La majorité met en avant une méthode de travail plus efficace, l’opposition juge qu’il s’agit d’une réforme imposée sans concertation, dans le but premier d’économiser des postes.
Les services municipaux sont réorganisés en pôles. Des équipes d’agents volants assureront les remplacements (DNA du 25 mai). Le Vert Frédéric Hilbert s’inquiète d’entrée pour les ATSEM (agents spécialisés des écoles maternelles) désormais amenées à intervenir de plus en plus dans les cantines. Elles commencent leur service à 8 h et le terminent à 16 h ou 17 h. « Si en plus elles surveillent les repas quand prendront-elles leur pause ? Si la réorganisation se fait sur ce modèle, je doute que ce soit très efficace », conclut le conseiller.

55 postesen moins
A droite, l’opposition critique un rapport rédigé dans un français lourd et difficilement compréhensible. Sur le fond, Michel Feldmann observe qu’il manquera 55 postes à l’arrivée. L’élu ne comprend pas la logique des pôles qui rapprochent le développement durable et les relations extérieures ou encore l’enseignement et la petite enfance avec le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale).

« On demandera aux agents de tout faire »
Tristan Denéchaud se réjouit de voir la transversalité se substituer à la structure pyramidale, mais note qu’« on demandera aux agents de tout faire. Qu’en pensent les syndicats ? »

Le statut des agents préoccupe aussi Victorine Valentin. « A-t-on tenu compte de leur évolution, de la valorisation de leur poste, de leur motivation ? » La conseillère PS calcule qu’il manquera 13 agents pour les remplacements et s’interroge sur le stress généré. Elle réclame de la formation pour les agents et des garanties pour leur statut. Pour Brigitte Klinkert, « ce sont les hommes et les femmes qui font l’efficacité d’un organigramme ». L’élue d’opposition craint que les agents perdent « autonomie » et « créativité ».

« Je fais confiance au maire, mais je regrette, en terme d’image, la disparition d’une direction de la cohésion sociale », affirme pour sa part le centriste Yves Baumuller.

Du côté de la majorité, pas moins de huit adjoints sont montés au créneau pour défendre la réorganisation, « sans que j’aie besoin d’intervenir », jubile Gilbert Meyer.

Le lien avec les parents
Odile Uhlrich-Mallet met en avant une « culture maison » qui ne saurait s’accommoder d’un « modèle-type ». La petite enfance avec les services sociaux ? « C’était le cas avant », dit la conseillère. Quant aux ATSEM, leur nouveau rôle d’accompagnateur à la cantine, est le fruit d’une concertation avec les intéressées. Il s’agit de renforcer le lien avec les parents. « Bien sûr, elles auront une pause ».

« Les directeurs donneront l’exemple »
Guy Waehren note que le rapport révèle « des hésitations sur la forme, mais il n’y a pas de quoi en faire un plat ». L’élu approuve le management transversal qui exige « esprit d’équipe et polyvalence. Les directeurs des services donneront l’exemple ».

« On n’est pas dans une approche comptable : au niveau national, la part de la charge de personnel se situe en moyenne autour de 57 %, elle est de 62 % à Colmar », argumente Matthieu Jaegy, adjoint aux finances. Il vante la complémentarité, exemple à l’appui : « La Ville qui a un service com et un webmaster gérera le site internet de la CAC ».

Des mois de travail
Pour Frédéric Hilbert, c’est justement « la crainte de confusion entre le fonctionnement CAC et celui de la Ville qui dissuade des municipalités d’agrandir la communauté de commune ».

« La réorganisation est le fruit de mois et de mois de travail », plaide l’adjoint Frieh, avant qu’Yves Hemedinger ne se lance dans un long plaidoyer en faveur de la nouvelle organisation. « A vec les bonnes personnes au bon endroit, le service rendu à la population sera meilleur, d’autant que Colmar investit 20 % à 30 % de plus que la moyenne nationale dans le budget de formation ».

L’opposition s’abstient, Hilbert vote contre
Brigitte Klinkert qui s’interrogeait sur l’autonomie des adjoints par rapport au maire, est la cible d’une attaque en règle : « Aujourd’hui les adjoints participent activement à la politique. L’adjointe à la culture fait des propositions. Elle sait de quoi elle parle et ça fait du bien », conclut le premier adjoint. S’estimant victime d’une « attaque personnelle », l’ancienne adjointe à la culture répond : « Si je n’avais décidé de quitter votre équipe, j’exercerais sans doute des responsabilités. Le signe qu’il y avait des compétences et des idées ».

Le rapport a été voté avec les voix de la seule majorité. Frédéric Hilbert a voté contre. L’opposition de gauche et de droite ainsi que Tristan Denéchaud se sont abstenus. A.

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