Premier accueil mouvementé pour le rallye de France-Alsace, qui fera étape pour la première fois à Colmar (Article l’Alsace)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

loeb2.jpgLe vote d’une subvention de 50 000 € pour le Championnat du monde des rallyes a suscité un vif débat écolo-économique, et divisé le conseil municipal.

Premier accueil mouvementé pour le rallye de France-Alsace, qui fera étape pour la première fois à Colmar après un premier passage dans la région : le vote d’une subvention de 50 000 € a fait débat lundi soir, malgré l’introduction de l’adjoint aux sports Maurice Brugger, qui met en avant l’opportunité économique, « mais aussi en termes d’image, d’accueillir un événement sportif mondial, dans notre région qui est terre d’automobile, d’industrie et de champions Sébastien Loeb en tête ».

Frédéric Hilbert (Verts) démarre au quart de tour : « Avec les 20 000 € de la communauté d’agglomération, et la mise à disposition de structures, d’un terrain faisant office d’héliport, les réflexions sur la voirie, cela fait beaucoup. Choquant, lorsqu’on voit les difficultés budgétaires d’associations sportives qui s’occupent de nos jeunes toute l’année ». Victorine Valentin vote contre pour les mêmes raisons.

Tristan Denéchaud s’abstient, tandis que Roland Wagner vote pour, même si Michel Feldmann souhaite un montant détaillé des dépenses pour la logistique.

Au sein de la liste Meyer, Guy Waehren précise que « les 2 700 tonnes rejetées correspondent certes à un aller-retour Paris New-York en avion, mais pour au moins 800 passagers ». Philippe Greiner ne vote pas, redoutant que l’épreuve soit pérennisée en Alsace : « Surtout pas ! ». Yves Baumuller vote contre… même s’il est pour le rallye : « Ils peuvent se débrouiller sans nous ». Tandis que Simone Lichtenauer relève certains efforts environnementaux par les organisateurs, mais s’interroge sur « les pollutions visuelles et sonores, les débordements de spectateurs, ou la mise en vedette de la voiture, par rapport aux transports collectifs ». Enfin, Odile Uhlrich-Mallet concède que l’Alsace est valorisée par des champions automobiles, « mais pas d’hypocrisie, un rallye n’est pas écologique ! ».

Yves Hemedinger le reconnaît volontiers, Maurice Brugger a une réaction plus vive (lire encadré), Gilbert Meyer se dit « serein » : « Je me voyais mal défendre l’absence de la Ville de Colmar, mais j’ai exigé que le circuit ne passe pas par le centre-ville. Une étape au parc des expositions est la meilleure solution pour les retombées touristiques, et la fête populaire ». La subvention a été approuvée, malgré deux abstentions et une demi-douzaine de votes contre.

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Rénovation urbaine (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

Lundi soir, les élus ont pris connaissance du volumineux rapport annuel – 47 pages – sur les actions menées dans le quartier Europe classé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) et en Zone de Redynamisation Urbaine (quartiers Schweitzer, Saint-Vincent-de-Paul, Florimont-Bel Air).
Victorine Valentin (opposition de gauche) et Michel Feldmann (opposition de droite) saluent le travail de présentation et la clarté du rapport, suscitant des exclamations de surprise dans la majorité. L’urbanisme a bien évolué, les immeubles sont rénovés, les quartiers sont plus agréables à vivre, souligne ce dernier. La conseillère socialiste s’étonne toutefois de voir les animations d’été figurer dans le rapport. Elle trouve que l’emploi et la santé sont traités en parents pauvres. Elle souhaiterait des bilans qualitatifs. Michel Feldmann ne comprend pas pourquoi les actions dans les écoles, le domaine de la petite enfance ou au centre Europe qui concernent tous les habitants, sont reprises dans le rapport.

Ils attirent l’attention de l’assemblée sur quelques indicateurs qui lui paraissent inquiétants : la baisse du nombre d’élèves au collège Molière, les chiffres du chômage dans le quartier, les voitures brûlées. « Les problèmes de délinquance restent entiers. A quoi ça sert d’avoir un budget de fonctionnement excédentaire si les problèmes sociaux ne sont pas résolus ? », s’interroge le conseiller. A la lumière du rapport, Tristan Denéchaud estime que ce ne sont pas les caméras qui améliorent la situation, mais les hommes.

Dans la majorité, Yves Baumuller explique que pour la thématique santé, les appels à projet ne trouvent pas de propositions. Odile Uhlrich-Mallet défend le travail réalisé dans les écoles du secteur en faveur de la mixité sociale : la classe théâtre à Molière, le projet cuisine aux Pâquerettes où la Ville a rajouté un demi-poste d’ATSEM… Yves Hemedinger souligne le travail de prévention et annonce que le quartier sera équipé de caméras de surveillance en 2011. René Frieh en charge de la politique de la Ville se réjouit du travail d’équipe : « On tire dans le même sens et ça fait du bien ». Pour la rénovation urbaine, l’Etat réduit sa dotation alors que la Ville maintient la sienne. « L’ANRU, on voit bien que ça n’est pas que du béton », souligne encore le conseiller. Il estime que les actions du centre socioculturel et les projets dans les écoles ont toute leur place dans le rapport

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Pas tous derrière Loeb (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

loeb.jpgLe soutien financier et logistique de la Ville de Colmar à l’organisation de la 2 e édition du Rallye de France qui revient en Alsace du 29 septembre au 2 octobre, a suscité un vif débat au conseil municipal. Et pour une fois, les lignes de fracture ont dépassé les clivages politiques.
Sollicitée par la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA), la Ville a voté lundi soir une subvention de 50 000 euros pour le Rallye de France qu’elle accueillera au parc-expo, samedi 1er octobre. Diverses animations et opérations, non chiffrées, seront organisées ce jour-là avec la CAC qui verse elle aussi 20 000 euros. La décision est loin de faire l’unanimité.

« Gabegiebudgétaire »
Frédéric Hilbert (opposition de gauche) ironise sur le caractère, à ses yeux pseudo-écologique, du rallye, mais dénonce d’abord « la gabegie budgétaire » et « la somme de financements publics. En plus de la subvention, la location du parc-expo, ce n’est pas rien », estime l’élu Vert. « Ça me choque au moment où beaucoup de clubs sportifs ont des difficultés financières ».

Réservé sur les retombées économiques de la manifestation, le conseiller suggère que la Ville finance plutôt les associations sur le pont toute l’année et qui n’ont pas les moyens de payer les déplacements aux compétitions, sauf à faire appel aux bénévoles. Michel Feldmann (groupe Wagner) juge le rapport incomplet dans la mesure où le soutien logistique n’est pas chiffré.

« Nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte »
Dans les rangs de la majorité, Philippe Greiner prévient qu’il votera contre le rapport. Il s’interroge sur « la pertinence d’une 2e édition » et sur les 200 000 EUR accordés par le Conseil général du Haut-Rhin qui n’avait pas financé le transport des enfants lors des Mercredis de neige. « Les collectivités soutiennent le rallye automobile, mais nous n’avons pas de salle d’athlétisme couverte, malgré des représentants de la discipline aux J.O. de Londres ».

Le conseiller regrette l’absence de bilan carbone et estime que la promotion de l’Alsace à l’écran, « c’est tout au plus quelques secondes ». Enfin, il ne voit pas pourquoi la Ville soutiendrait une course où un concurrent certes alsacien, mais « expatrié », est en lice.

Sa collègue Simone Lichtenauer constate « un progrès sur le plan du tri sélectif », mais l’incitation à utiliser les transports en commun pour se rendre à la manifestation lui paraît insuffisante. Elle s’inquiète de « la pollution sonore et visuelle ».

« L’hypocrisie du rallye écologique »
Guy Waehren est contre la subvention au nom du réchauffement climatique : « La FFSA chiffre à 2 700 tonnes, soit un aller-retour Paris – New York, les rejets en CO2 du rallye, sauf qu’on transporte chaque fois 200 passagers. A titre de comparaison, le four à bois inauguré par la Ville permet d’économiser 7 000 tonnes d’émissions. » Il voit aussi dans la subvention de la Ville un encouragement pour le rallye à revenir l’an prochain.

« L’argent pourrait êtremieux utilisé »
Odile Uhlrich-Mallet n’est pas contre la course, mais ne supporte pas « l’hypocrisie qui veut en faire un rallye écologique ». Toujours dans la majorité, le centriste Yves Baumuller juge qu’au moment où les financements se font rares, une aide publique n’a pas lieu d’être. « Il y a assez d’argent dans le milieu automobile. Je voterai contre ce rapport », conclut l’élu.

A gauche, Victorine Valentin est opposée à la subvention de la Ville : « L’argent pourrait être mieux utilisé, d’autant qu’on ne dispose pas de chiffres relatifs aux retombées économiques de l’an dernier. « Mulhouse, ville étape, a eu très peu de retombées », estime l’élue. Quant à la fête populaire, elle observe qu’il n’y aura pas de rencontres entre les pilotes et le public au parc des expositions.

Tristan Denéchaud (Bougeons les lignes) annonce qu’il s’abstiendra lors du vote. Il calcule que le passage du rallye « coûtera cher à Colmar et aux Colmariens » eu égard aux retombées économiques et touristiques. A son avis, la course est bien moins médiatisée à l’étranger que le Tour de France.

L’opposition de droite ne partage pas cet avis. Brigitte Klinkert croit que le rallye suscite « un formidable engouement ». Elle félicite la Ville de se rallier à d’autres collectivités. Son collègue Roland Wagner rappelle que « l’Alsace est une terre d’automobile et l’auto représente un poids économique. C’est un honneur d’avoir un sextuple champion qui revendique ses racines alsaciennes. On ne va pas rester sur un îlot désert », dit encore le conseiller.

« Un sport qui faitbouger la planète »
Le premier adjoint Yves Hemedinger parle d’« une magnifique épreuve sportive avec des retombées en termes d’images ». Maurice Brugger se lance dans un vibrant plaidoyer : « C’est un sport qui fait bouger la planète, on doit y être ». Selon l’adjoint au sport, ce ne sont pas quelques « flatulences carboniques » qui dissuaderont la Ville. Avant de conclure, sans davantage de précisions, que « le problème écologique est pris en compte ».

« Pas le premierà financer »

Le maire a eu le mot de la fin : « Je n’étais pas le premier à financer le rallye et je ne me voyais pas défendre l’absence de Colmar ». Selon Gilbert Meyer, « on pourra voir ce qui se passe sur les sites de maintenance. » Il espère « que le public pourra parler aux pilotes ». La subvention a été votée avec cinq voix contre et deux abstentions.

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Solidaire avec Husseren (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 29 juin 2011

uid du mille-feuille intercommunal par rapport au projet de schéma de coopération intercommunale proposé par le préfet, début mai ? Le conseil municipal a été amené à formuler un avis sur ce projet.
L’avis est favorable. Seuls les deux groupes d’opposition se sont abstenus.

Membre de plusieurs syndicats sur lesquels des évolutions sont préconisées, la Ville de Colmar a effectivement été sollicitée pour formuler un avis sur ce projet intercommunal, et en particulier sur la fusion de plusieurs syndicats à l’ouest de Colmar (Sivom de Wintzenheim, SIAC d’Ingersheim, notamment) ainsi que la fusion de deux syndicats forestiers.

Pour le premier adjoint Yves Hemedinger, la préconisation de regroupement semble logique dans les deux cas, eu égard aux compétences concernées.

« Sans faire un euro d’économie »
Une évidence contestée par l’élu de la majorité Yves Baumuller, selon lequel les champs d’intervention de ces différents syndicats semblent très éloignés. « L’un des syndicats, le SIACI, avait d’ailleurs donné un avis très défavorable », poursuit-il, repris par Tristan Denéchaud : « Cette fusion aboutirait à une structure plus complexe, mais sans faire un euro d’économie ».

Pour Gilbert Meyer, il n’est pas question que la Communauté d’Agglomération de Colmar doive étendre ses compétences en absorbant ces syndicats. « Il faut adopter une position de sagesse et mettre en place un syndicat à la carte, chaque collectivité participant sur les seules compétences qui la concerne. »

Les élus ont également réagi par rapport à la décision prise par plusieurs communes, autour d’Eguisheim, de rallier la communauté de communes de Rouffach. « C’est une volte-face étonnante », commente Frédéric Hilbert. Et à propos d’un éventuel rapprochement entre la CAC et le Pays du Ried Brun : « J’espère que vous trouverez les mots pour les convaincre ».

« Il faut laisser décider chaque collectivité », a rappelé Gilbert Meyer, tout en invitant à être solidaire de la position pro-CAC prise par le conseil municipal d’Husseren-les-Châteaux.

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La Lettre d’information du Mois de Juin de Notre Eurodéputée est en ligne !

Posté par Yves Baumuller le 16 juin 2011

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Festival de l’Amitié et des Quartiers : Toute la diversité du quartier ! (Art. DNA)

Posté par Yves Baumuller le 15 juin 2011

220636061852.jpgSamedi aura lieu le festival de l’amitié et des quartiers rue de Riquewihr. Si le concert de Kenza Farah constitue sans doute le moment fort de cette fête, la journée mettra en valeur les associations travaillant sur les quartiers Florimont et Bel-Air.
« La fête existe depuis une douzaine d’années, raconte Yves Baumuller, conseiller municipal délégué. La formule a changé en 2004. C’est un moment important dans la vie du quartier. La fête est comparable à celle qui se passe dans le quartier de l’Europe en septembre. La différence, c’est qu’ici, c’est devenu un vrai festival avec un podium », podium sur lequel défilent autant les talents locaux, régionaux que nationaux. Cette année verra monter sur scène Kenza Farah. « Jusqu’à la semaine dernière, on avait La Fouine, confie Yves Baumuller, lâchant également avoir eu des contacts avec Soprano. On demande un engagement réel des artistes autour du concept de fête des quartiers. » La chanteuse marseillaise se produira à partir de 20 h.

Si d’habitude, la fête de l’amitié se déroule un dimanche, les organisateurs -la Ville et le centre socioculturel Florimont/Bel-Air- parient sur un samedi. Autre changement au programme, les réjouissances ne commenceront plus à 11 h mais à 14 h ; la fête s’étirera jusqu’à 22 h, accompagnée par un mix de DJ Kaly Touch. On pourra applaudir également trois groupes passés par le studio d’enregistrement du Pacific : un ensemble de musique orientale, le rappeur Dobla et Habdelhak Hindi qui joue de la musique indienne. La danse ne sera pas oubliée avec les prestations d’un groupe de danse africaine et un autre de hip-hop.

« Ce n’est pas une fête commerciale », insiste Yves Baumuller. Tous les bénéfices seront réinvestis dans un projet sur quartier. Parmi la vingtaine d’associations présentes, on peut noter la présence d’un atelier maquillage tenu par Mouvement d’Elles, un grand jeu « fait par les jeunes » proposé par la ludothèque « Jeux Joue » ou un stand scientifique avec les Petits Débrouillards… Pour les plus sportifs, le SRC, Pôle Habitat, l’Olympique de Colmar et le centre socioculturel organisent un tournoi de football (inscription au centre socioculturel). Et les fins tacticiens pourront s’affronter via un tournoi de pétanque.

Le défilé de mode, à 18 h, représente un autre moment fort de la journée. En tout, une douzaine de filles a réalisé durant l’année un vêtement présenté à l’occasion de ce défilé. À l’issue, un jury élit une reine et deux dauphines sur les critères du stylisme, de la prestation et de l’assiduité.

Durant cette journée particulière, la rue de Riquewihr sera fermée à la circulation. « Samedi, le quartier sera accessible à tout le monde, explique le responsable du centre socioculturel Mourad Haniche. On attend plusieurs milliers de personnes. »

Le festival, longtemps financé à 50 % par la Ville et 50 % par l’État, a vu cette année le désengagement de l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances soit 40 % du total. La Ville a augmenté sa part sur les 12 000 EUR de budget avec la participation de Jeunesse et sports et de Vialis.

JFT Festival de l’amitié et des quartiers rue de Riquewihr, de 14 h à 22 h. Restauration et buvette sur place. Entrée gratuite

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Désaccords sur la méthode (Art DNA)

Posté par Yves Baumuller le 1 juin 2011

220592422342.jpgLa réorganisation des services municipaux a divisé les élus lundi soir. La majorité met en avant une méthode de travail plus efficace, l’opposition juge qu’il s’agit d’une réforme imposée sans concertation, dans le but premier d’économiser des postes.
Les services municipaux sont réorganisés en pôles. Des équipes d’agents volants assureront les remplacements (DNA du 25 mai). Le Vert Frédéric Hilbert s’inquiète d’entrée pour les ATSEM (agents spécialisés des écoles maternelles) désormais amenées à intervenir de plus en plus dans les cantines. Elles commencent leur service à 8 h et le terminent à 16 h ou 17 h. « Si en plus elles surveillent les repas quand prendront-elles leur pause ? Si la réorganisation se fait sur ce modèle, je doute que ce soit très efficace », conclut le conseiller.

55 postesen moins
A droite, l’opposition critique un rapport rédigé dans un français lourd et difficilement compréhensible. Sur le fond, Michel Feldmann observe qu’il manquera 55 postes à l’arrivée. L’élu ne comprend pas la logique des pôles qui rapprochent le développement durable et les relations extérieures ou encore l’enseignement et la petite enfance avec le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale).

« On demandera aux agents de tout faire »
Tristan Denéchaud se réjouit de voir la transversalité se substituer à la structure pyramidale, mais note qu’« on demandera aux agents de tout faire. Qu’en pensent les syndicats ? »

Le statut des agents préoccupe aussi Victorine Valentin. « A-t-on tenu compte de leur évolution, de la valorisation de leur poste, de leur motivation ? » La conseillère PS calcule qu’il manquera 13 agents pour les remplacements et s’interroge sur le stress généré. Elle réclame de la formation pour les agents et des garanties pour leur statut. Pour Brigitte Klinkert, « ce sont les hommes et les femmes qui font l’efficacité d’un organigramme ». L’élue d’opposition craint que les agents perdent « autonomie » et « créativité ».

« Je fais confiance au maire, mais je regrette, en terme d’image, la disparition d’une direction de la cohésion sociale », affirme pour sa part le centriste Yves Baumuller.

Du côté de la majorité, pas moins de huit adjoints sont montés au créneau pour défendre la réorganisation, « sans que j’aie besoin d’intervenir », jubile Gilbert Meyer.

Le lien avec les parents
Odile Uhlrich-Mallet met en avant une « culture maison » qui ne saurait s’accommoder d’un « modèle-type ». La petite enfance avec les services sociaux ? « C’était le cas avant », dit la conseillère. Quant aux ATSEM, leur nouveau rôle d’accompagnateur à la cantine, est le fruit d’une concertation avec les intéressées. Il s’agit de renforcer le lien avec les parents. « Bien sûr, elles auront une pause ».

« Les directeurs donneront l’exemple »
Guy Waehren note que le rapport révèle « des hésitations sur la forme, mais il n’y a pas de quoi en faire un plat ». L’élu approuve le management transversal qui exige « esprit d’équipe et polyvalence. Les directeurs des services donneront l’exemple ».

« On n’est pas dans une approche comptable : au niveau national, la part de la charge de personnel se situe en moyenne autour de 57 %, elle est de 62 % à Colmar », argumente Matthieu Jaegy, adjoint aux finances. Il vante la complémentarité, exemple à l’appui : « La Ville qui a un service com et un webmaster gérera le site internet de la CAC ».

Des mois de travail
Pour Frédéric Hilbert, c’est justement « la crainte de confusion entre le fonctionnement CAC et celui de la Ville qui dissuade des municipalités d’agrandir la communauté de commune ».

« La réorganisation est le fruit de mois et de mois de travail », plaide l’adjoint Frieh, avant qu’Yves Hemedinger ne se lance dans un long plaidoyer en faveur de la nouvelle organisation. « A vec les bonnes personnes au bon endroit, le service rendu à la population sera meilleur, d’autant que Colmar investit 20 % à 30 % de plus que la moyenne nationale dans le budget de formation ».

L’opposition s’abstient, Hilbert vote contre
Brigitte Klinkert qui s’interrogeait sur l’autonomie des adjoints par rapport au maire, est la cible d’une attaque en règle : « Aujourd’hui les adjoints participent activement à la politique. L’adjointe à la culture fait des propositions. Elle sait de quoi elle parle et ça fait du bien », conclut le premier adjoint. S’estimant victime d’une « attaque personnelle », l’ancienne adjointe à la culture répond : « Si je n’avais décidé de quitter votre équipe, j’exercerais sans doute des responsabilités. Le signe qu’il y avait des compétences et des idées ».

Le rapport a été voté avec les voix de la seule majorité. Frédéric Hilbert a voté contre. L’opposition de gauche et de droite ainsi que Tristan Denéchaud se sont abstenus. A.

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