19 décembre 2010 ~ 0 Commentaire

Plus pour l’emploi, mais moins pour la culture (Article DNA)

Les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) permettent à des associations de faire subventionner des actions à vocation sociale. Pour les prochains dossiers, qui sont à déposer avant la mi-janvier, la Ville de Colmar a défini comme axe prioritaire l’emploi et le développement économique.

En 2010, 71 projets émanant de 52 associations oeuvrant dans les quartiers Europe et Florimont/Bel Air, ont obtenu un financement dans le cadre des CUCS. Ces contrats urbains de cohésion sociale prennent depuis 2007 le relais de contrats de ville.

Depuis trois ans, Colmar consacre une enveloppe de 255 000 € par an à ces actions, et l’Etat quasiement autant (270 500 € en 2010). « Chaque projet retenu par le service de la cohésion sociale, en copilotage avec les services de l’Etat, fait l’objet d’un financement mixte, 50% de la Ville et 50% de l’Etat » indique l’adjoint René Frieh, chargé de la politique de la Ville.

Appel aux projets innovants

Pour 2011, la municipalité souhaite élargir le cercle des associations qui soumettent des projets et voir apparaître de nouvelles propositions. « La plupart des projets que nous finançons sont des reconduction d’actions déjà en place » regrette le conseiller municipal Yves Baumuller. La Ville a aussi défini des objectifs prioritaires. « Cette année, nous allons consacré plus d’argent aux actions en faveur de l’emploi et du développement économique, indique René Frieh, La part dédié à ces projets passera de 8% de l’enveloppe global en 2088 à 30% en 2011. » Mais revers de la médaille: « Nous aiderons un peu moins les projets à vocation culturelle, qui avec 42 000 € en 2011 subiront une baisse de 30%. »

Parmi les projets que la Ville aimerait voir éclore, Yves Baumuller cite l’idée d’un garage associatif à vocation sociale. « Le but n’est pas de concurrencer les professionnels mais de trouver une solution pour toutes ces voitures défectueuses voire dangereuses que leurs propriétaires n’ont pas les moyens d’entretenir correctement. » L’appel est lancé.

Mieux évaluer les actions

La fête du quartier Florimont/Bel Air, les cours d’alphabétisation de l’association ASTI, les ateliers pour femmes de Mouvement d’Elles, les cours de code de l’association Contact Plus en faveur des personnes maîtrisant mal le français… font partie des actions financées l’an dernier par les CUCS. « Parmi les 71 projets subventionnés, 50 n’auraient pas pu se faire sans ce financement » constate l’élu.

Yves Baumuller, répond aussi aux critiques de l’opposition municipale qui avait laissé entendre que la Ville n’utilisait pas la totalité de l’enveloppe des CUCS. « Ces trois dernières années on a tout dépensé. Mais les subventions sont approuvées en plusieurs fois au conseil municipal, c’est trompeur. » En janvier ou février l’assemblée sera appelé à voter une étude d’un cabinet de consultant qui évaluera l’efficacité des CUCS.

V.F.

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