Archive pour novembre, 2010

115 Haut-Rhin « L’entreprise de déshumanisation toujours en marche ! » pour Jean-Luc Bennahmias

bennahmiasbrasleve1.jpgLe cahier des charges de l’organisme gérant le « 115″ du Haut-Rhin, la structure qui répond aux appels d’urgence de demande d’hébergement, distingue le « public de droit commun » et « les demandeurs d’asile ou déboutés du droit d’asile.
Quelques soient leurs origines, on ne laisse pas les gens dehors lorsqu’il fait -10 degrés! Ce cahier à charge contre les personnes les plus en difficultés porte les germes du cynisme, de l’impudence et, en termes juridiques, de la non assistance à personne en danger.

Lorsqu’il n’y a plus assez de place, il faut en créer. Rien n’interdit de mobiliser un gymnase ou une salle municipale en semaine de grand froid. Enfin, ce sont de telles évidences!

Devant de telles inepties, M. l’abbé Pierre doit se retourner dans sa tombe !

Enfin, grâce à l’imagination sans fin de notre politique migratoire et au labyrinthe administratif, gardons en mémoire qu’une grande partie de ces personnes ont acquis le douloureux statut des NI-NI.Ni expulsables, ni soit-disant régularisables, on les condamne à l’errance et à la misère.

Un minimum d’humanité et de chaleur donc! M.Apparu est contraint de rédiger une circulaire en urgence pour rappeler le principe d’inconditionnalité de l’accueil en hiver. Mais comment en est-on arrivé là ?

Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Mouvement Démocrate

Loi Nomé sur l’électricité : « une concurrence organisée au frais des consommateurs », selon Robert Rochefort

rr.jpgL’Assemblée nationale vient de voter, en deuxième lecture, la loi Nomé (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) qui va obliger EDF à vendre à un prix réduit jusqu’au quart de son électricité d’origine nucléaire à ses concurrents domestiques. Il s’agit là d’une aberration supplémentaire dans le secteur de l’énergie.

On peut débattre de la rente supposée liée à la production d’électricité d’origine nucléaire dans notre pays mais il n’y à aucune raison d’en faire bénéficier les nouveaux entrants sans que ceux-ci soient concernés par les charges à venir. En procédant ainsi, on ne les incite pas à innover en investissant dans des unités nouvelles de production d’électricité. Et comment pourras-t-on vérifier que cette électricité achetée à un « prix discount » ne sera pas revendue plus cher à l’étranger par ces mêmes opérateurs ?

Au final, c’est le consommateur qui sera pénalisé. Il y a quelques jours, on apprenait que Bercy autoriserait une nouvelle hausse de 3% des tarifs de l’électricité au début de l’année prochaine, après une augmentation identique le 15 août dernier destinée au financement des énergies nouvelles. La loi Nomé provoquera à nouveau une hausse importante des prix de la part d’EDF dans les années à venir qui répercutera à ses clients le manque à gagner du discount fait à ses concurrents sans aucune contrepartie positive, bien au contraire.

Cette loi, censée améliorer la concurrence aboutira a organiser une hausse des prix ce qui est un comble. On le sait, contrairement aux attentes d’entreprises comme POWEO, les familles ne quittent pas facilement l’opérateur historique (96 pour cent sont restés fidèles à EDF). Leur bon sens et les expériences, tant étrangères que françaises dans d’autres domaines, les font craindre à juste titre une hausse des tarifs ou une dégradation de la qualité du service, une fois passés les premiers mois, ceux où tous les arguments sont avancés pour les séduire. Les consommateurs doivent désormais s’attendre à des hausses cumulées atteignant des niveaux records venant amputer le pouvoir d’achat déjà bien mis à mal pour l’immense majorité d’entre eux.

Robert ROCHEFORT
Député européen, vice-président du Mouvement Démocrate, membre du Shadow Cabinet responsable de l’économie, de l’emploi, et de l’économie solidaire

Jean-Luc Bennahmias a raison : « Climat: l’Europe doit s’engager »

jlb.jpgSuspendue à la négociation qui s’ouvre lundi 29 décembre à Cancun, l’UE ne doit pas attendre un accord global pour s’engager à «aller vers une réduction de 30% des gaz à effet de serre à l’horizon 2020», estime Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du MoDem.

Il est nécessaire d’aborder le prochain sommet consacré à la lutte contre le changement climatique avec quelques données en tête: selon une récente étude du Global Carbone Project (organisme international de recherche sur la lutte contre le réchauffement climatique), la quantité des émissions de gaz à effet de serre a encore augmenté de 3% en 2010 après une légère baisse constatée lors de l’année 2009, principalement due aux délocalisations de notre industrie sur d’autres continents et à la crise économique et financière. Il est maintenant acquis qu’une hausse de 2 degrés des températures mondiales se profile. Notre environnement ne résisterait pas à une hausse encore plus rapide car elle engendrerait d’innombrables conséquences. L’Agence internationale de l’énergie prévoit de son côté une hausse de 3,5 degrés à moyen terme si les gouvernements n’agissent pas davantage qu’ils ne le font aujourd’hui.

À ne rien faire, le réchauffement climatique pourrait même atteindre sept degrés d’ici 2100, selon l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam.

Le constat est implacable : en l’état actuel, nos engagements ne sont pas susceptibles de minimiser les dégâts du changement climatique.

Bref, nos gouvernements doivent faire plus, et plus vite.

L’Europe le sait mais elle suspend à la signature d’un accord global son ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 pour cent d’ici 2020… On connaît les réticences. On sait qu’une poignée d’industriels européens, guidée par des intérêts de très court terme et aveuglée par le cynisme, a financé des sénateurs climato-sceptiques aux Etats-Unis. Que le jeu de billard à deux bandes consistait à bloquer le Sénat américain pour venir mielleusement demander ensuite aux politiques européens de ne pas aller de l’avant, évoquant leur isolement supposé!

Devant l’évidence des faits, peut-on encore douter de l’urgence de la situation? Comment ne pas croire que l’effort à fournir s’impose à tous, à l’échelle mondiale?

S’il est vrai que la lutte contre le changement climatique s’est imposée depuis quelques années comme l’un des enjeux majeurs de l’agenda politique, toutes les tentatives de conciliations internationales censées enfin agir pour que nous ayons à l’échelle mondiale un mode de vie plus respectueux de notre environnement ont été des pétards mouillés! Une fatigue perceptible et compréhensible sur des déclarations aussi éloquentes que creuses s’installe désormais. Concentrons notre attention sur l’évaluation des résultats. Nous n’avons pour l’instant que de bien faibles seuils plancher concernant nos émissions de gaz à effet de serre. Qui plus est, concernant l’efficacité énergétique et le taux de 20 pour cent d’énergies renouvelables à atteindre en 2020, le compte n’y est absolument pas! Il en est d’ailleurs de même à propos des investissements dans le domaine de la recherche, pourtant si vitaux.

La conférence de Copenhague, montée en épingle, a montré tout le ridicule des rivalités entre Etats membres au sein de l’Union européenne. Le pire serait que Cancun se résume à un Copenhague bis: «paroles et paroles» surmédiatisées dont on nous promet des avancées divines, et qui finalement n’accouchent que d’une souris, conséquence d’une discorde généralisée et de la confrontation entre intérêts privés et nationaux. Triste spectacle.

Après la déception du sommet de Copenhague, une autre conférence s’est tenue à Nagoya au Japon sur un autre sujet: la biodiversité. Moins médiatique, peu suivie, sans grand show politique. Pour quel résultat? Et bien oui, des avancées «globalement positives»! L’inverse de Copenhague en somme. Tout n’est pas réglé bien évidemment mais plusieurs avancées en faveur de la biodiversité et des écosystèmes sont actées. Une petite respiration pour toutes les espèces vivantes qui nous entourent, une leçon de méthode bienvenue pour les prochaines étapes, à commencer par Cancun.

L’enjeu de cette échéance est simple: les Etats qui ont jusqu’ici rechigné à prendre activement part à la lutte contre le réchauffement climatique (Chine et Etats-Unis en tête) doivent désormais prendre leurs responsabilités. Cela passe par l’adoption d’engagements ambitieux mais surtout juridiquement contraignants pour chaque Etat, en adéquation avec les possibilités de chacun.

Si d’aventure Cancun se révélait être un échec de plus, alors l’Europe doit, sans plus attendre, mettre en œuvre de son côté des mesures ambitieuses, réalistes, efficaces et créatrices d’emplois non-délocalisables: aller vers une réduction de 30 pour cent des gaz à effet de serre à l’horizon 2020.

Tel est le prochain défi européen en matière de lutte contre le changement climatique

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