17 mars 2010 ~ 0 Commentaire

Peu de consignes de vote (Article DNA)

Des onze listes au départ, il en reste trois pour le deuxième tour des élections régionales dimanche. (Photo DNA)
Il y a peu de consignes de vote pour le deuxième tour de la part des listes qui ont été éliminées dimanche soir. Certaines têtes de listes ont soumis aux finalistes les points incontournables de leur programme, laissant à leurs électeurs le soin de déterminer si les (éventuelles) réponses seront satisfaisantes ou non.
A l’exception de Jean-Yves Causer (Alsace à gauche) [lire les DNA d'hier] et de Manuel Santiago, les responsables des listes qui n’ont pas obtenu 5 % des suffrages exprimés au 1er tour, ne donnent pas de consignes de vote explicites. Manuel Santiago (liste écologie sociale, solidaire et décroissante), qui a vu dans les résultats de dimanche un « espoir de changement au sein de l’exécutif régional », est « convaincu qu’un appel à voter contre la droite et l’extrême droite serait dans le droit chemin des idées que nous avons défendues pendant la campagne », à savoir une « volonté de vivre autrement en Alsace ».
A l’extrême gauche, Julien Wostyn (Lutte ouvrière) ne donne pas de consignes de vote. « Les électeurs ont pu exprimer leur choix au premier tour. Au second, nos opinions ne sont plus représentées. Les électeurs sont libres de faire ce qu’ils veulent, soit s’abstenir, soit voter pour la liste de gauche. Nous les retrouverons dans les luttes futures ».
« Si le PS veut nos voix, dit pour sa part Yvan Zimmermann (NPA), il doit convaincre les électeurs qu’il est de façon claire pour l’interdiction des licenciements, pour la retraite à 60 ans pour tous, à 55 ans pour les professions pénibles et pour un retour aux 37 ans et demi de cotisation, et qu’il se mobilise pour défendre ces causes. »

Striby : « Nos voix
valent de l’or »

Patrick Striby (liste de Centre droit) ne donne pas non plus de consignes pour le second tour. Il attend la position de Philippe Richert sur sa proposition phare, la mise en place d’un statut fiscal dérogatoire pour l’Alsace et les régions frontalières. La réponse déterminera son vote personnel. En tout cas, il appelle les Alsaciens à voter « massivement » dimanche.
« Nos 8 300 voix valent de l’or », dit Striby, qui hésitait hier matin entre appel au « vote blanc sanctionnant clairement l’UMP et une position plus nuancée », comme celle qui fut exprimée dans la soirée. Le statut fiscal dérogatoire devrait, selon lui, permettre aux entreprises frontalières, notamment commerciales, de rester compétitives vis-à-vis de l’Allemagne et de la Suisse.
Jacques Cordonnier (Alsace d’abord) laisse les électeurs libres de leurs choix. Il les invite à regarder lequel des programmes de Philippe Richert ou de Jacques Bigot est le plus proche des idées qui « tiennent le plus à coeur » à Alsace d’abord : la fusion des collectivités territoriales, mais avant que la réforme ne l’impose, la relocalisation de l’économie, la défense du Concordat. En revanche, Alsace d’abord « n’a rien de commun avec le FN. Notre électorat ne peut pas voter pour un parti qui prône la fin de l’euro et le retour au franc ou qui refuse que les Régions aient davantage de pouvoir ».

« Le MoDem manquait
de lisibilité »

Le MoDem enfin a envoyé une lettre ouverte aux têtes de listes du second tour qui, en deux pages, détaille les dix points sur lesquels les centristes auraient négocié s’ils avaient dépassé la barre des 5 % des suffrages exprimés et pu envisager une fusion avec l’une des listes, extrême droite exceptée, qualifiée pour le second tour. Ces points portent sur les transports, les institutions, le bilinguisme, l’économie, le tourisme. « On laissera les électeurs décider en fonction des réponses », dit la tête de liste, Yann Wehrling.
Odile Uhlrich-Mallet est bien consciente que le positionnement du MoDem manquait de lisibilité. « L’ouverture à gauche de Marielle de Sarnez a été mal comprise. François Bayrou doit se repositionner au centre et ne plus apparaître comme un leader de gauche bis », dit-elle.
Certains colistiers ou membres du MoDem cependant contestent cette absence de consigne de vote. Les Haut-Rhinois Hubert Ott et Yves Baumuller appellent ainsi à voter à gauche, alors que dans le Bas-Rhin, Jacques Bon, vice-président du MoDem 67 et porte-parole de ceux qui avaient contesté la composition de la liste, juge que le résultat de dimanche est un « véritable Tchernobyl pour les centristes en Alsace ». Il appelle à une « refondation la plus large possible » et, en attendant, votera « sans hésitation » pour la liste Richert.

Claude Keiflin

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