Archive pour mars, 2010

« Déçus pour l’Alsace, heureux pour Colmar »

Sentiment mitigé, hier soir, au QG du PS colmarien. Déçus de voir l’Alsace rester à droite, les militants se réjouissent de la courte victoire de la liste Bigot à Colmar.
Ils y croyaient, hier, les militants du PS. Peu avant 20 h, une vingtaine d’entre eux, les yeux rivés sur le grand écran du Liberty attendent fébrilement les résultats. « Les scores très partiels donnent 5 à 6 points d’écart en faveur de Richert. C’est cuit pour nous », note Paul Layer, l’ancien candidat aux municipales. La conseillère régionale sortante Monique Marchal s’en va, dépitée. « Je regrette moins de quitter la Région en sachant que Philippe Richert va la présider. »
Les premiers résultats définitifs tombent : Mulhouse, Thann, Cernay ont voté Bigot. Applaudissements dans le bar. « C’est le Bas-Rhin qui nous pourrit la vie », émet Julien Ernst, le secrétaire de la section. Pour Colmar, toujours rien. Il faudra attendre 20 h 45 pour que Vivien, un jeune militant, annonce la nouvelle : « A Colmar, on est devant. » Julien Ernst, ému, prend la parole, « on n’avait pas fait un tel score à Colmar depuis 15 ans. Je suis fier, on a fait notre part du boulot. » Il remercie Louis, Michel et Emile « qui ont beaucoup tracté. » Les réactions sont unanimes : « Déçus pour l’Alsace mais heureux de la courte victoire à Colmar. »
21 h, le bar se vide peu à peu des militants PS tandis que Victorine Valentin, future conseillère régionale, arrive accompagnée de quelques représentants d’Europe Ecologie, dont Alison Ober. Huitième sur la liste Bigot, elle ne siégera pas. Par la porte de derrière, deux conseillers municipaux, Yves Baumuller et Laetitia Rabih font une entrée discrète.

Valérie Freund

La gauche devance la droite (Article DNA)

Grosse surprise à Colmar où la gauche et les écologistes (42,98 %) devancent de 67 voix la liste de la Majorité alsacienne (42,62 %) soutenue par l’UMP. Le report des voix a essentiellement profité à la droite. Le FN est en net recul.
Chez les socialistes et écologistes colmariens, la déception se mêlait hier soir à l’espoir. Attristés par leur défaite au niveau régional, ils se sont rassurés par le résultat dans leur ville qui les place devant la droite, de 67 petites voix : 42,98 % pour la liste Bigot (7 938 voix) contre 42,62 % pour la liste Richert (7 871 voix).

« On aurait aimé être devant »

« On prend les victoires qu’on peut », note un militant écologiste. « C’est une petite révolution », se réjouit Alison Ober. « Incroyable ! C’est bon ! », sourit Frédéric Hilbert. « Je suis fière et heureuse », dit la socialiste Victorine Valentin, « reconnaissante du travail fait sur le terrain ».
Pour Alison Ober, ce score est le résultat du « rassemblement » entre le PS et Europe écologie et du « beau travail » réalisé entre les deux tours. « On sentait un frémissement dès le 1er tour », relève pour sa part le conseiller général Vert.
La gauche gagne 1 090 voix par rapport au premier tour et plus de 4 points par rapport à 2004. La liste Richert engrange 3 255 voix de plus, issues à la fois du MoDem, de la liste Striby mais essentiellement de la mobilisation de l’électorat : la participation (45,82 %) a gagné plus de 7 points, Colmar ayant gagné 3 226 électeurs supplémentaires entre les deux tours. Comme en 2004, le canton Nord a placé Jacques Bigot en tête alors que Philippe Richert gagne dans le canton Sud.
La liste de Patrick Binder (FN), passe de 2 014 voix à 2 659 voix, un gain qui correspond au nombre de voix obtenues dimanche dernier par Alsace d’abord. Le Front national perd plus de 7 points par rapport à 2004.

La cartographie politique
sera-t-elle modifiée ?

« Bien sûr qu’on aurait aimé être devant », lâche Yves Hemedinger (UMP), élu conseiller régional hier, qui se rassure en rappelant que Philippe Richert gagne plus de 2 points par rapport à la liste Zeller de 2004 et que la Majorité alsacienne a progressé en nombre de voix entre les deux tours. Pour l’UMP, ce sursaut est lié à la campagne menée par ses équipes locales. Gilbert Meyer se dit satisfait tout en expliquant que beaucoup de citoyens ont voté dans une perspective nationale et non régionale.
Le score colmarien de la liste PS-Europe écologie dépasse de plus de 3 points celui qu’elle a obtenu dans le Haut-Rhin alors que la liste Richert est en retrait d’un demi point par rapport au département. Ces tendances, combinées à la défaite dès le premier tour du MoDem d’Odile Uhlrich-Mallet, modifieront-t-elles la cartographie électorale et politique à Colmar pour les prochaines échéances ?
La stratégie de l’UMP locale conjuguée aux querelles internes continuent de laisser des traces. L’ouverture municipale aurait-elle aussi été jugée, comme à Mulhouse, lors de ce scrutin où enjeux locaux, régionaux et nationaux se sont allègrement mêlés ? Hier soir en tous cas, Yves Baumuller (MoDem) et Laëtitia Rabih (Radicaux de gauche), membres tous les deux de la majorité municipale de Gilbert Meyer, ont fait un petit tour chez les socialistes et les écologistes.

F. By

Pour qui Baumuller ne votera pas (Article l’Alsace)

« Nous payons l’absence de clarification de nos positions ». C’est ainsi qu’Yves Baumuller explique les « résultats décevants » du MoDem au scrutin de dimanche, dans un article publié lundi sur son blog. Pour le conseiller municipal de Colmar et délégué départemental du MoDem, la liste Wehrling, qui défendait « une Alsace plus forte dans une France plus décentralisée », aurait dû rapidement « exclure toute idée de rapprochement avec l’UMP ». Pour le blogueur, il est encore temps pour le MoDem du Haut-Rhin de prendre clairement position : « Se taire dans cette circonstance cruciale et sûrement historique pour l’Alsace nous ferait perdre toute crédibilité. » S’il n’appelle pas ouvertement à voter de gauche, Yves Baumuller termine par une pirouette : « Vous l’aurez compris, je sais pour qui je ne voterai pas. »

Peu de consignes de vote (Article DNA)

Des onze listes au départ, il en reste trois pour le deuxième tour des élections régionales dimanche. (Photo DNA)
Il y a peu de consignes de vote pour le deuxième tour de la part des listes qui ont été éliminées dimanche soir. Certaines têtes de listes ont soumis aux finalistes les points incontournables de leur programme, laissant à leurs électeurs le soin de déterminer si les (éventuelles) réponses seront satisfaisantes ou non.
A l’exception de Jean-Yves Causer (Alsace à gauche) [lire les DNA d'hier] et de Manuel Santiago, les responsables des listes qui n’ont pas obtenu 5 % des suffrages exprimés au 1er tour, ne donnent pas de consignes de vote explicites. Manuel Santiago (liste écologie sociale, solidaire et décroissante), qui a vu dans les résultats de dimanche un « espoir de changement au sein de l’exécutif régional », est « convaincu qu’un appel à voter contre la droite et l’extrême droite serait dans le droit chemin des idées que nous avons défendues pendant la campagne », à savoir une « volonté de vivre autrement en Alsace ».
A l’extrême gauche, Julien Wostyn (Lutte ouvrière) ne donne pas de consignes de vote. « Les électeurs ont pu exprimer leur choix au premier tour. Au second, nos opinions ne sont plus représentées. Les électeurs sont libres de faire ce qu’ils veulent, soit s’abstenir, soit voter pour la liste de gauche. Nous les retrouverons dans les luttes futures ».
« Si le PS veut nos voix, dit pour sa part Yvan Zimmermann (NPA), il doit convaincre les électeurs qu’il est de façon claire pour l’interdiction des licenciements, pour la retraite à 60 ans pour tous, à 55 ans pour les professions pénibles et pour un retour aux 37 ans et demi de cotisation, et qu’il se mobilise pour défendre ces causes. »

Striby : « Nos voix
valent de l’or »

Patrick Striby (liste de Centre droit) ne donne pas non plus de consignes pour le second tour. Il attend la position de Philippe Richert sur sa proposition phare, la mise en place d’un statut fiscal dérogatoire pour l’Alsace et les régions frontalières. La réponse déterminera son vote personnel. En tout cas, il appelle les Alsaciens à voter « massivement » dimanche.
« Nos 8 300 voix valent de l’or », dit Striby, qui hésitait hier matin entre appel au « vote blanc sanctionnant clairement l’UMP et une position plus nuancée », comme celle qui fut exprimée dans la soirée. Le statut fiscal dérogatoire devrait, selon lui, permettre aux entreprises frontalières, notamment commerciales, de rester compétitives vis-à-vis de l’Allemagne et de la Suisse.
Jacques Cordonnier (Alsace d’abord) laisse les électeurs libres de leurs choix. Il les invite à regarder lequel des programmes de Philippe Richert ou de Jacques Bigot est le plus proche des idées qui « tiennent le plus à coeur » à Alsace d’abord : la fusion des collectivités territoriales, mais avant que la réforme ne l’impose, la relocalisation de l’économie, la défense du Concordat. En revanche, Alsace d’abord « n’a rien de commun avec le FN. Notre électorat ne peut pas voter pour un parti qui prône la fin de l’euro et le retour au franc ou qui refuse que les Régions aient davantage de pouvoir ».

« Le MoDem manquait
de lisibilité »

Le MoDem enfin a envoyé une lettre ouverte aux têtes de listes du second tour qui, en deux pages, détaille les dix points sur lesquels les centristes auraient négocié s’ils avaient dépassé la barre des 5 % des suffrages exprimés et pu envisager une fusion avec l’une des listes, extrême droite exceptée, qualifiée pour le second tour. Ces points portent sur les transports, les institutions, le bilinguisme, l’économie, le tourisme. « On laissera les électeurs décider en fonction des réponses », dit la tête de liste, Yann Wehrling.
Odile Uhlrich-Mallet est bien consciente que le positionnement du MoDem manquait de lisibilité. « L’ouverture à gauche de Marielle de Sarnez a été mal comprise. François Bayrou doit se repositionner au centre et ne plus apparaître comme un leader de gauche bis », dit-elle.
Certains colistiers ou membres du MoDem cependant contestent cette absence de consigne de vote. Les Haut-Rhinois Hubert Ott et Yves Baumuller appellent ainsi à voter à gauche, alors que dans le Bas-Rhin, Jacques Bon, vice-président du MoDem 67 et porte-parole de ceux qui avaient contesté la composition de la liste, juge que le résultat de dimanche est un « véritable Tchernobyl pour les centristes en Alsace ». Il appelle à une « refondation la plus large possible » et, en attendant, votera « sans hésitation » pour la liste Richert.

Claude Keiflin

Modem alsacien : une claque mais pas de clash (Article Médiapart)

La défaite est sévère pour le Modem, qui ne remporte que 4,4% des voix en Alsace. En ne dépassant pas les 5%, le parti évite toutefois d’étaler à nouveau ses divisions sur les stratégies d’alliances avec d’autres partis.

« Si nous avions fait plus de 5%, ça aurait été la foire d’empoigne ici », confiait dimanche soir Frédéric Le Jéhan, 11e sur la liste Modem du Bas-Rhin. Après l’annonce des résultats du premier tour, la foire d’empoigne n’a pas eu lieu : avec 4,4%, le Modem alsacien n’atteint pas le seuil des 5%, requis pour prétendre à une fusion avec d’autres listes. « Le point négatif, c’est que nos frais de campagne ne seront pas remboursés par l’Etat. Le point d’espoir, c’est que nous n’avons pas à nous positionner. Nous restons unis dans la déception et la défaite ! », poursuit le colistier. Pratique pour un parti qui a rassemblé, sous l’idée de porter une « troisième voix », des déçus du socialisme, du sarkozysime et écologistes, aux côtés des centristes traditionnels.

Volonté d’indépendance

« C’est difficile pour le Modem, il faut maintenir une cohésion entre ces gens », analyse Frédéric Le Jéhan. « A partir du moment où nous ne sommes pas qualifiés pour intégrer une équipe, notre indépendance, nous la gardons, même si beaucoup de choses sont à reconstruire », renchérit Yann Wehrling.
En Alsace comme partout en France, la volonté d’indépendance du Modem ne sera donc pas mise à mal par les alliances électorales : en dehors de Jean Lassalle en Aquitaine, qui dépasse les 10% nécessaires pour se maintenir au second tour, seules trois listes ont engrangé plus de 5%, en Bretagne, Basse-Normandie et Centre. Bruno Joncour, tête de liste bretonne, a déjà annoncé qu’il se retirait de la course.

Peser sur le second tour

A défaut d’alliance, le Modem n’a plus que la consigne de vote pour tenter de peser sur le second tour. « C’est une position délicate : si vous ne dites rien, vous n’existez pas. Si vous prenez position, c’est au risque de l’incompatibilité avec notre projet », résume Frédéric Le Jéhan. Une décision doit être prise mardi soir, au niveau national. En région, les discussions ont déjà lieu ; le Modem alsacien se dirige vers une non-consigne de vote.
De son côté, la fédération du Haut-Rhin prendra une position officielle mardi soir. D’après Yves Baumuller, le soutien penche plutôt vers la gauche : « A partir du moment où nous avons fait campagne sur une région plus forte, je vois mal comment nous pouvons apporter notre soutien à l’UMP, qui veut réduire le rôle du président de région avec la réforme des collectivités territoriales ».
Tête de liste dans le Haut-Rhin, Odile Uhlrich-Mallet défend une ligne indépendante. « La maison Modem est très partagée, c’est une raison de plus pour ne pas se prononcer », argumente la conseillère régionale sortante, qui veut encore peser sur le second tour. « Nous avons mis en avant un certain nombre de points dans le programme, sur la centrale de Fessenheim, sur les transports, le bilinguisme,… Nous martèlerons encore nos idées cette semaine, à charge pour les listes qui restent dans le jeu de mettre en avant ces idées pour essayer de grappiller nos voix. »

« Réconcilier toutes les tendances »

Après une campagne marquée par les tensions en interne, les mois à venir seront encore difficiles pour le parti. La constitution des listes a créé de forts mécontentements et certains militants alsaciens ont failli rejoindre la liste centriste de Bernard Stoessel, qui n’a finalement pas abouti. « Ces gens-là peuvent-ils rester ? Il y aura des comptes à régler », prévient Frédéric Le Jéhan.
« La période à venir sera un peu dure. Nous allons devoir travailler et surtout rester positifs. Je souhaite réconcilier toutes les tendances au Modem. Ne donner aucune consigne de vote en fait partie », ajoute Odile Uhlrich-Mallet.
Une réconciliation nécessaire, pour préparer les prochaines élections présidentielles de 2012. « Le Modem est dans une phase de construction et de discussions. Mon sentiment est que le parti s’est construit un peu à l’envers, avec un leader que beaucoup nous envient mais en oubliant ce qui fait la vie d’un parti : les élus locaux. Il faut repartir de la base », appuie la tête de liste haut-rhinoise. Repartir vite.
Après quatre échecs électoraux successifs, la présidentielle sera l’échéance couperet pour le Modem.

Elodie Auffray (CUEJ)

« Je sais pour qui je ne voterai pas » Article DNA

Dans un article posté hier sur son blog, Yves Baumuller attribue le résultat « décevant » du MoDem à « l’absence de clarification de nos positions qui aurait dû intervenir suffisamment en amont dans cette campagne ». « Nous avons défendu une Alsace plus forte dans une France plus décentralisée. Cette position centrale de notre projet « Bâtisseurs d’Avenir » aurait dû naturellement exclure toute idée de rapprochement avec l’UMP », explique le délégué départemental du MoDem 68, secrétaire général adjoint de la fédération Écologie et Démocratie et conseiller municipal de Colmar. « Dès demain, les instances du MoDem haut-rhinois débattront de la position que nous avons à adopter entre les deux tours de scrutin. Se taire dans cette circonstance cruciale et sûrement historique pour l’Alsace nous ferait perdre toute crédibilité », écrit-il.

Le MoDem face aux enjeux du second tour

Les résultats du MoDem aux élections régionales d’hier sont évidemment décevants, tant au niveau régional qu’au niveau national. J’appelle les militants alsaciens,  les sympathisants et les électeurs qui nous ont apporté leur suffrage à ne pas se démobiliser ! 

(suite…)

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