Archive pour avril, 2009

Déconnexion temporaire (Article DNA)

MoDem tous les deux, l’adjointe Odile Uhlrich-Mallet et son collègue Yves Baumuller sont les seuls élus de la majorité d’ouverture colmarienne à avoir publiquement « désapprouvé » la sanction « disproportionnée et injuste » décidée par Gilbert Meyer consistant à suspendre les aides de la Ville aux voyages scolaires du lycée Camille-Sée après avoir constaté des « débordements » lors de la manifestation du 19 mars. Jean-François Kahn, la tête de liste MoDem dans le Grand Est, n’en espérait pas moins de la vice-présidente du conseil régional, le journaliste ayant encore en tête l’épisode de la manifestation pro-aéroport filmée depuis la mairie. « Le fonctionnement des majorités plurielles, c’est de pouvoir dire qu’on n’est pas d’accord et demander le changement d’une décision tout en continuant à être solidaire sur les grands enjeux, les orientations politiques et le budget », explique Odile Uhlrich-Mallet qui n’envisage pas d’être sanctionnée. « Chacun peut s’exprimer », répond Gilbert Meyer. Ce que n’a pas manqué de faire un des proches du maire en taxant d’« opportuniste » l’offensive de l’adjointe. En attendant, Odile Uhlrich-Mallet sera quatrième de la liste de JFK. Danièle Meyer, maire de Rhinau et conseillère régionale, occupe la 10e place (première suppléante).

Les Brèves de Colmar (Article DNA)

Odile Uhlrich-Mallet, adjointe au maire et Yves Baumuller, conseiller municipal : « Si (…) certains lycéens de Camille-Sée, largement minoritaires, se sont rendus coupables d’outrages envers des agents de la force publique, nous le déplorons et considérons que la justice doit faire son travail en prononçant des sanctions individuelles. Le groupe MoDem-Colmar en Mouvement du conseil municipal, partenaire de la majorité, désapprouve la sanction collective décidée par le maire. »

«Rétablissement des subventions injustement retirées»

Frédéric Hilbert, conseiller général Verts de Colmar et conseiller municipal, Pierre Leconte et Victorine Valentin, conseillers municipaux socialistes (extraits de la lettre adressée à Gilbert Meyer) : « (…) Pourquoi sanctionner tout un établissement scolaire pour les agissements allégués à certains de ses élèves ? Une punition telle que vous la décidez n’est pas rendre justice.(…) Votre décision ressemble beaucoup à de l’intimidation, à une volonté de marginaliser les lycéens qui ont manifesté. (…) Votre décision semble également politique puisque vous regretteriez les slogans contre le gouvernement. (…) Mais ce n’est pas en sanctionnant une communauté éducative que vous redorerez l’action gouvernementale. »
Bougeons les lignes (extraits de la lettre adressée à Gilbert Meyer) : « (…) Le mot arbitraire est souvent galvaudé. Il trouve son sens ici, associé à un abus de pouvoir (…) Pourquoi décider unilatéralement de couper les subventions d’un lycée tout entier alors que seuls quelques élèves isolés se sont laissés aller à quelques paroles déplacées ? (…) »
La coordination lycéenne indépendante (CLI), organisatrice du cortège lycéen du 19 mars : « (…) Les égarements [lors de la manifestation], dont l’existence n’est pas imputable qu’aux organisateurs, mais aussi à l’escorte officielle, sont extrêmement minimes et ne sont en aucun cas dus au lycée Camille-Sée. (….) Les lycéens présents l’étaient en leurs noms propres et pour défendre leurs idées, et non au nom du lycée. (…) La CLI se joint aux lycéens et aux personnels du lycée dans leur demande de rétablissement des subventions injustement retirées (…). »

«Une forme d’atteinte à la liberté d’expression»

La section colmarienne du PS : « Cette sanction, par son caractère collectif, ne paraît pas propre à apaiser, à Colmar tout au moins, le climat de défiance entre la majorité au pouvoir et le monde de l’éducation. Cette décision fait peu de cas de droits aussi fondamentaux que la liberté d’expression et le droit de manifester. »
Le groupe Verts de la Région Alsace : « (…) Les élus Verts du conseil régional demandent à l’Éducation nationale et à la Région de se mobiliser, aux élus de Colmar de se ressaisir, pour trouver une solution afin que les lycéens ne soient pas sanctionnés parce que certains d’entre eux ont osé exprimé leur opinion de façon pacifique et dans un cadre légal. » Ils jugent en outre « particulièrement déplacé » que Gilbert Meyer prononce une des interventions principales ce matin lors des rencontres régionales du « Mois de l’autre » qui a lieu au parc des expositions de Colmar : « Comment les lycéens présents pourront-ils comprendre que cet événement centré sur le respect, la tolérance et l’ouverture aux diversités soit l’occasion de mettre en valeur celui qui vient de se singulariser par cette sanction inadmissible ? (…) »
Hubert Ott et Bertrand Zirgel, président et président délégué de Colmar Rhin Vosges du MoDem : « Nous demandons au maire de Colmar de revenir sur une décision qui inévitablement, si elle devait être maintenue, conduirait à ne retenir de toute cette affaire qu’une forme d’atteinte à la liberté d’expression. (…) La réponse adéquate doit privilégier le travail pédagogique, qui est parfaitement compatible avec la fermeté qui s’impose. »
La section colmarienne de la Ligue des droits de l’homme (LDH) : « Des ados qui manifestent pour préserver leur avenir sont-ils si dangereux ? Le maire fustige leur « agressivité verbale ». (…) Sa décision est totalement hors contexte et ne donne pas l’image d’un élu responsable et clairvoyant. (…) »

«Une sanction collective n’a aucune valeur éducative»

Utopia Alsace (mouvement politique transpartis de gauche, écologiste et altermondialiste) : « (…) Une sanction collective est toujours vécue comme une injustice et n’a aucune valeur éducative. Un dialogue préalable à la sanction aurait certainement évité que soit ternie l’image de la démocratie avec ce qui apparaît aujourd’hui comme une remise en question du droit fondamental de la liberté d’expression. »
Olivier Zinck, professeur à Camille-Sée où il siège au conseil d’administration et ancien conseiller municipal : « (…) Est-il acceptable de voir les 1 500 élèves et étudiants du lycée Camille-Sée punis pour des raisons obscures ? En effet, comment eut-il été possible d’identifier dans la masse des protestataires les quelques élèves de l’établissement scolaire visé susceptibles de causer des débordements. La décision unilatérale du maire est une injustice. »

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