Invitation à la présentation de la liste régionale du MoDem
Posté par Yves Baumuller le 29 janvier 2010
Publié dans MoDem, Regionale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »







Posté par Yves Baumuller le 29 janvier 2010
Publié dans MoDem, Regionale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 27 janvier 2010
Je suis heureux et fier de relayer sur mon blog un extrait du message de Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet nous têtes de liste pour les élections régionales en Alsace des 14 et 21 mars prochain.
Yves Baumuller
Chers amis,
Vous avez été un certain nombre à participer activement à la rédaction de notre programme. Relu, corrigé, amendé, le voici dans sa version finale.
Il sera intégralement mis sur notre site internet : www.alsacedemocrate.fr. Et les commentaires que vous ou que n'importe quel électeur y laisserez permettra de l'enrichir.
A très bientôt pour tous nos prochains rendez-vous de campagne.
Bien cordialement,
Yann Wehrling et Odile Uhlrich Mallet
12prioritsalsacedmocrate2.pdf
programmealsacedmocrate2.pdf
Publié dans MoDem, Regionale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 25 janvier 2010
Publié dans Bayrou, MoDem, Regionale, Nationale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 15 janvier 2010
Publié dans Bayrou, MoDem, Regionale, Nationale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 10 janvier 2010



Une soixantaine de personnes étaient présentes malgré la neige pour participer, hier à Châtenois, à la finalisation du projet régional du MoDem. Nous avons sous la direction de Chrisitan Rubechi du Bureau Départemental du MoDem haut-Rhinois, membre du groupe de travail régional étudié 150 amendements lors d'un exercice démocratique de fond. Cette journée s'est douroulée dans d'excellentes conditions.
« Nous avons adopté un programme autour de quatre axes déclinés en 52 objectifs. Plus de 150 amendements avaient été déposés », se sont réjouis Yann Wehrling et Odile Uhlrich-Mallet — qui conduiront la liste du MoDem en Alsace — à l’issue de la journée de réflexion à Châtenois.



Les membres du MoDem plaident notamment « pour une Région forte au plan institutionnel, qui anticipera la collectivité unique d’Alsace et prépare le terrain pendant les quatre prochaines années ». « Nous demandons aussi un pouvoir réglementaire, ce qui ne plaira pas aux centralisateurs de droite comme de gauche », remarque Yann Wehrling. « Nous voulons du concret, pas de discours creux », ajoute-t-il, en prônant notamment « un investissement massif dans les grands projets de transport » pour les années à venir. « Nous voulons rassembler ceux qui sont d’accord sur ce positionnement. Le second tour se discutera sur une base programmatique. Nous ne voulons être la succursale d’aucune formation », l'intégralité du projet dénommé “Bâtisseurs d'avenirs” sera disponible en ligne dés le 24 janvier, jour du lancement officiel de la campagne régionale ! Article des DNA : 
Publié dans Revue de Presse, MoDem, Regionale, Odile Uhlrich-Mallet, Yann Wehrling | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 31 décembre 2009
Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 27 décembre 2009
YANN WEHRLING et Odile UHLRICH-MALLET, chefs de file proposés par le Bureau exécutif du Mouvement Démocrate, approuvés par les adhérents après la consultation qui s'est déroulée du 17 au 19 décembre.
Résultat de la consultation:
J'approuve: 64.94%
Je n'approuve pas: 30.74%
Je vote blanc: 4.33%
Né le 3 juillet 1971 à Strasbourg (Bas-Rhin).
Yann Wehrling est auteur et illustrateur de nombreux ouvrages édités en France, en Allemagne, en Angleterre et en Irlande.
Diplômé d'une Licence en Arts plastiques de l'Université Marc Bloch de Strasbourg en 1994, il travaille et collabore à plusieurs ouvrages comme illustrateur dans plusieurs maisons d'édition ainsi que pour les chaînes de télévision franco-allemande Arte et irlandaise TnaG.
Spécialiste de la faune sauvage, et en particulier militant de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, il intervient également sur les questions de l'eau en France.
Militant écologiste depuis plus de 20 ans, il a été secrétaire national des Verts.
En 2008, il rejoint le Mouvement Démocrate. En juin 2009, Yann Wehrling est 3e sur la liste Modem de la circonscription Est.
Odile Uhlrich-Mallet
Mariée, trois enfants, adjointe au maire de Colmar, conseillère régionale, présidente du MoDem du Haut-Rhin.
Odile Uhlrich-Mallet a été élue conseillère régionale alors qu'elle présidait les JDS Alsace (Jeunes démocrates sociaux). Elle a participé à l'exécutif du conseil régional avec Adrien Zeller en qualité de vice-présidente chargée notamment des grands appels d'offre de la région.
Avec le décès d'Adrien Zeller, Danièle Meyer et elle ont décidé de créer un groupe MoDem autonome au conseil régional pour donner de la visibilité au mouvement et s'opposer ainsi à la prise en main de la région par l'UMP.
Photo : Laurence Masson
Publié dans MoDem, Regionale | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 23 décembre 2009
Lundi soir lors de sa dernière seance de l'année, le conseil municipal de colmar étudiait la Création d'emplois non permanents de vacataires dans le cadre du service minimum d'accueil dans les écoles. Le groupe Modem ne pouvait que s'abstenir sur ce texte.
Retrouvez ci-dessous, le texte de mon intervention ainsi que les articles de presse de l'Alsace et des DNA.
Vous pouvez aussi retrouver l'intégralité du débat en vidéo sur le site : www.colmar-vod.fr
Merci Monsieur le Maire, Mes chers collègues,
Mon intervention est une explication de vote car je m’abstiendrai sur ce rapport.
En 2008 lors de l’examen de la loi instituant un droit d’accueil pour les élèves en cas de grève, j’avais, soutenu la position du MoDem, qui considérait, à juste titre, que cette loi est une atteinte grave aux droits de grève et repose sur une stratégie du bras de fer dans le règlement des conflits sociaux.
Les conflits dans l’éducation nationale reposent généralement sur l’organisation même de l’enseignement et vont donc dans le sens de l’intérêt et de l’avenir de nos enfants.
Alors évidemment cette loi et le rapport que vous nous proposez ce soir, simplifie la vie des parents en cas de grèves, elle permet aussi à des personnels à temps partiel des compléments de rémunérations,
Je n’aborderai pas la question de la formation des personnes appelées à suppléer les enseignants dans ces périodes car il n’est pas question, ce soir, de refaire le débat sur cette loi.
Simplement j’aimerai dire trois choses :
Je sais que le Président de la République souhaite que désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en rende compte, s’il y arrivait cela nous conduirait à ce qu’évoquait le radical Edouard Herriot, je le cite : « Quand, dans un Etat, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus. »
Vu par la presse :
Le recrutement de 20 vacataires dans le cadre du service minimum d’accueil, pour assurer l’accueil des enfants en cas de grève dans les écoles primaires et maternelles, a fait des remous lundi soir au conseil. Pierre Leconte a immédiatement annoncé que le groupe d’union de la gauche voterait contre : « La loi du 20 août 2008 sur le service minimum est une atteinte au droit de grève », estime l’élu socialiste. Pour Frédéric Hilbert, « l’État se défausse une fois de plus sur les collectivités » : « Garder des enfants ne s’improvise pas. On ne peut pas remplacer des enseignants par des vacataires », critique l’élu vert.
Tristan Denéchaud dit aussi avoir « des réticences » vis-à-vis du texte, mais votera pour : « Je comprends le problème des parents qui doivent faire garder leurs enfants. » Membre de la majorité, le Modem Yves Baumuller préfère pourtant s’abstenir, critiquant « une atteinte grave au droit de grève » et « une stratégie de bras de fer dans les conflits sociaux ». « L’État autorise aux collectivités ce qu’il interdit aux entreprises », déplore l’élu, pour qui « les coupes sombres dans le budget de l’éducation ne permettent plus d’honorer le principe du service minimum quotidien ». Guy Waehren, Philippe Greiner (majorité) et Saloua Bennaghmouch choisissent également de s’abstenir. Michel Feldmann (groupe Wagner) votera contre.
Gilbert Meyer, lui, refuse de « rentrer dans un débat politique » : « Je comprends les positions de chacun. En tant qu’exécutif, je ne fais qu’appliquer la loi.
Dans le cadre de la mise en place du service minimum d'accueil prévu par la loi en cas de grève dans les écoles, la Ville de Colmar va créer 20 emplois non permanents de vacataires. Grincements de dents lundi au conseil municipal.
La Ville pourra faire appel ponctuellement à des intervenants extérieurs pour prêter main forte au personnel scolaire et municipal dans l'encadrement des enfants, en cas de grève. Il s'agit d'enseignant à la retraite, d'étudiants, de parents d'élèves… Leur rémunération se fera par le biais d'une vacation sur la base du traitement minimum de la fonction publique.
Dans les rangs de la majorité et de l'opposition, plusieurs élus s'élèvent contre cette mesure législative qui porte atteinte au droit de grève (Pierre Leconte du PS) et qui fait peser une nouvelle charge sur les épaules des communes. Tristan Denéchaud demande un bilan financier à chaque fois que le service minimum d'accueil serait mis en oeuvre, pour vérifier que l'engagement de remboursement forfaitaire de l'Etat est bien tenu.
« Appliquer la loi » Frédéric Hilbert regrette que l'Etat se décharge une nouvelle fois de sa mission sur les communes. « L'accueil des enfants ne s'improvise pas. Des vacataires ne peuvent remplacer des enseignants ». Yves Baumuller décide de s'abstenir pour les mêmes raisons. « Cette loi autorise l'Etat à ce que ne peut pas faire l'entreprise. Je sais que le président de la République souhaite que lorsqu'il y a une grève, on ne la voie plus. Je ne l'espère pas », dit le conseiller du Modem.
Le maire Gilbert Meyer assure comprendre les arguments des uns et des autres, « mais la loi existe, et je dois l'appliquer », dit-il. Le vote sera acquis sans les voix du groupe de gauche. Guy Waehren, Yves Baumuller, Philippe Greiner et Saloua Bennaghmouch se sont abstenus.
Publié dans Conseil Municipal, MoDem, Nationale, Ville de Colmar, Colmar en Mouvement | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 1 décembre 2009
Hier, 3O novembre, l’Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles (ONZUS)remettait son rapport annuel à Xavier DARCOS, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville ainsi qu’à Fadela AMARA sa Secrétaire d’Etat à la politique de la Ville.
Ce rapport me pousse à vous livrer certaines observations qui sont le fruit de ma « petite » expérience de deux années en totale immersion dans les problématiques des dispositifs de la politique de la ville. En tant que Conseiller municipal délégué de la Ville de Colmar et à ce titre, président du Comité de Pilotage du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) et président du Groupement de Commandes en charge de la rénovation urbaine du quartier Schweitzer (sous-ensemble du quartier Europe de plus de 5000 habitants), j’ai développé, en la matière, une vision quelque peu divergente des analyses et propositions gouvernementales, pour ne pas dire présidentielles.
Pour écrire quelques lignes sur le rapport en question, les seuls indicateurs en progression concerne l’emploi; en effet, le taux de chômage des 15-59 ans passe de 17,8% (2007) à 16,9% (2008) dans les ZUS tout en progressant dans les Zones de Redynamisation Urbaine (ZRU) passant de 20,5% (2007) à 21,4% (2008). Au niveau des Jeunes (15-24), si chez les femmes le taux passe de 31,1% à 29,6%, il en va tout autrement pour les hommes du même âge passant de 31,4% (2007) à 41,7% (2008) soit plus de 10% en une année seulement et avant la crise !
Je n’engagerai pas ici une polémique en relativisant la baisse générale constatée de 0,9% du taux de chômage vu les nombreuses modifications du mode comptage des demandeurs d’emploi. Simplement, ce chiffre est éloigné des réalités que je rencontre sur le territoire colmarien. Si ailleurs la situation s’améliore, nous ne pouvons que nous en féliciter.
Les chiffres 2009 devraient être pour ces quartiers, d’un tout autre acabit, car la précarité des postes généralement proposés aux habitants de ces quartiers, font d’eux les premières victimes de la crise économique que nous rencontrons.
Au niveau de l’éducation par exemple, le taux de réussite au Brevet des Collèges est en augmentation en passant de 67,2% (2004) à 71,9% (2008) mais l’écart entre les collégiens ZUS et ceux Hors ZUS augmente de plus de 2% passant de 9,9% (2004) à 12,1% (2008). Il y a une progression générale de la réussite à cet examen et c’est tant mieux, mais l’écart continue d’augmenter entre ZUS et hors ZUS, alors même que les dispositifs de la politique de la ville ont pour objet justement de les réduire…
Même constat en ce qui concerne la pauvreté et la précarité qui sont très présentes en ZUS. Ainsi, en 2007, 33,1% des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 908 euros par mois pour vivre. La proportion est de 12 % dans le reste du territoire. Alors que cette proportion est restée stable, entre 2006 et 2007, hors ZUS, elle a augmenté de 2,6 points en ZUS… Il y a fort à parier que ces taux exploseront pour 2008 sur l’ensemble du territoire.
En ce qui concerne la rénovation urbaine indispensable à tout développement harmonieux dans les quartiers, je dirai simplement qu’il faut de la patience et de la ténacité de la part des élus locaux pour obtenir la réalisation des engagements pris par l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) ! Le plan de relance gouvernemental en la matière s’est contenté de redistribuer avec un grand tapage médiatique une toute petite fraction des budgets annulés en la matière, laissant les collectivités locales et territoriales seules avec leurs projets, évidement ces coupes franches, elles, n’avaient fait objet d’aucune communication… On redonne en partie d’une main ce que l’on a pris de l’autre.
Dans son discours introductif d’hier Xavier DARCOS précise que « La réforme (de la géographie prioritaire) prévue en 2010 vise… à concentrer les moyens de l’Etat sur les territoires les plus en difficulté. »
Effectivement il faut concentrer les moyens sur les territoires les plus en difficulté, mais à mon sens cet engagement doit surtout se formaliser dans le domaine de la rénovation urbaine, le cadre de vie étant l’élément de base à tout développement d’une société plus juste. Pour les autres dispositifs notamment pour le CUCS, je pense que le resserrement des territoires est à l’opposé exact de ce qu’il faut faire.
Je ne suis pas le seul à le penser, la proposition faite au Premier Ministre par les parlementaires de la majorité Messieurs Gérard HAMEL et Pierre ANDRE, me paraît aller dans le bon sens. En effet, envisager la future contractualisation de type CUCS, sous la forme d’un contrat unique autour d’un projet local devrait permettre de passer d’une logique de territoires prioritaires à une logique de publics prioritaires. Ce changement de logique permettrait une prise en compte immédiate par les associations subventionnées dans leurs actions, des publics fortement fragilisés par la crise sociale qui demeurera longtemps après la crise économique. Aujourd’hui ces publics fortement fragilisés se retrouvent sur tout le territoire national.
Il y a dans les dispositifs actuels, une espèce d’aberration, consistant à ne pas pouvoir intervenir auprès de certains publics en cours de paupérisation, pour la simple raison qu’ils ne vivent pas sur des territoires prioritaires. Les actions soutenues dans le cadre du CUCS, notamment dans la thématique emploi, devrait pouvoir venir en soutien, en amont, de l’accumulation et la spirale des problèmes sociaux pour tenter de les éviter et remettre immédiatement sur le bon chemin, ceux qui en ont besoin.
Un contrat unique autour d’un projet local permettrait également une réactivité plus forte en s’appuyant sur des indicateurs locaux (service action sociale, CCAS, police municipale,…).
Cette anticipation permettrait à ces personnes de demeurer hors des quartiers prioritaires contrairement à ce qu’a dit Xavier DARCOS hier « Ces territoires (ZUS) permettent dans un premier temps d’intégrer les populations les plus fragiles, qui dans un deuxième temps saisissent les opportunités qui s’offrent à elles pour évoluer vers d’autres territoires. »
Bien que ce rapport parlementaire émane de la majorité, toutes les dernières déclarations de la Secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville vont dans le sens d’un resserrement des territoires et donc à l’opposé des propositions du rapport… Il faut aujourd’hui élargir les territoires prioritaires à l’ensemble du territoire des villes concernées par des ZUS et permettre aux plus modestes vivants dans les centres urbains ou les quartiers résidentielles d’y rester ; la mixité sociale passe aussi par ce maintien dans des habitats privés hors des ZUS et ce parallèlement à la dédensification des ZUS.
Le CUCS est un dispositif permettant à l’Etat et aux communes de cofinancer des actions associatives vers les territoires prioritaires. Je pense qu’il faut réduire les thématiques du dispositif en se concentrant sur des objectifs précis: l’Emploi et l’intégration-citoyenneté car l’essentiel des maux de notre société découlent de la non réalisation de ces objectifs. Les conditions de la mise en place des contrats CUCS pour la période 2007-2009, dans l’urgence et la précipitation due à un calendrier imposé par le gouvernement de l’époque à conduit à la réalisation de conventions cadres, véritables catalogues de thématiques et sous-thématiques dans lesquels peuvent s’inscrire presque toutes les actions à la condition qu’elles se déroulent dans les territoires prioritaires ! Il en découle une impression de dispersion et de saupoudrage. Mes contacts avec des élus de tout bord en charges de ces questions dans d’autres collectivités me confirment la généralisation de ce constat.
La prorogation pour l’année 2010 de la contractualisation en cours (2007-2009) due à l’absence de position tranchée gouvernementale ou à un emploi du temps trop chargé du Président de la République, offre une opportunité finalement exceptionnelle. Il faut s’appuyer sur les évaluations finales des CUCS 2007-2009 dont les rapports doivent parvenir en ce mois de décembre aux communes concernées, pour entamer avec l’ensemble des partenaires une réflexion approfondie sur les thématiques, les objectifs et le fonctionnement de la prochaine contractualisation. Le resserrement des thématiques et donc des objectifs pourrait conduire les partenaires Ville et Etat à lancer des appels à projets moins ouverts, où ils pourraient être demandeur d’actions et de cadres précis dans lesquels les associations devront s’inscrire faisant ainsi de ce dispositif de la politique de la ville un véritable outil politique.
D’autre part, les dispositifs de la Politique de la Ville devraient fonctionner comme « des incubateurs » de projets dont les durées devraient être limitées dans le temps par la limitation des possibilités de reconduction au total à trois ou quatre ans. Si après cette période, l’évaluation continue de l’action apporte toute satisfaction, l’action en question devenant une partie de l’activité générale de l’association, elle devrait pouvoir être prise en compte sur les budgets de droit commun faisant ainsi « de la place » à de nouvelles actions favorisant ainsi une politique dynamique…
Enfin j’espère que la prochaine rédaction de la contractualisation intégrera l’ensemble des indicateurs d’évaluation et de « performance », absents des conventions cadres actuelles, cela permettra aux associations, aux villes et à l’Etat de s’assurer, tous les ans, de la pertinence des actions menées et guider les choix futurs.
Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas nous contenter que la politique de la ville ne soit qu’un effet d’amortisseur souvent bien rouillé. Elle doit avoir de l’ambition et surtout les moyens d’atteindre cette ambition… nous en sommes très loin.
Publié dans Billet, MoDem, Regionale, Nationale, Ville de Colmar, Communauté d'Agglo, Colmar en Mouvement | Pas de Commentaires »
Posté par Yves Baumuller le 28 novembre 2009

DNA DU 26/11/2009
Modes de scrutin : la démocratie en jeu
Cinq élus de sensibilités politiques différentes ont exprimé leur point de vue sur la réforme des collectivités territoriales en cours de débat au Parlement lors d'une rencontre publique organisée mardi par l'association “Colmar en mouvement”.
René Danesi, 1er vice-président centriste de la Région et président de l'AMF 68, Christophe Grudler, conseiller général MoDem du Territoire de Belfort, Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar et président de la CAC, Jacques Muller, sénateur maire Vert de Wattwiller, et Jo Spiegel, président PS de la CAMSA et conseiller général du Haut-Rhin, ont exprimé leur vision de la réforme territoriale.
Arrêtons-nous sur deux sujets qui sont moins souvent abordés que les compétences et l'évaporation des Départements, à savoir les modes de scrutin des conseillers intercommunaux et des futurs conseillers territoriaux. Des enjeux majeurs pour la démocratie.

Élection des conseillers
intercommunaux
René Danesi : « Solution moyenne, l'élection au suffrage universel des élus intercommunaux sur les listes municipales évitera d'avoir des majorités différentes d'une assemblée à l'autre. Dans ce système, la liberté du citoyen est très encadrée. Tôt ou tard, compte tenu des montants des impôts prélevés par les intercommunalités, il faudra passer au suffrage universel. La légitimité de l'intercommunalité sera alors supérieure à celle des communes ».
Christophe Grudler : « Changer la loi actuelle est nécessaire pour éviter l'arbitraire de certains maires qui ferment les intercommunalités à leur opposition. La réforme mi-figue mi-raisin en cours va dans le bon sens ».
Gilbert Meyer : « Ce serait une bêtise énorme que de faire appel à deux élections : une pour le conseil municipal et l'autre pour les conseils communautaires. Les deux assemblées risqueraient de s'opposer ; ce serait ingérable. Cette hypothèse conduirait à augmenter le nombre d'élus et à mettre en place des équipes techniques et administratives supplémentaires ».
Jacques Muller : « Le mode de scrutin actuel n'est pas bon parce qu'il ne responsabilise pas les élus. La désignation des membres des intercommunalités doit se faire sur un projet par un scrutin de liste en respectant la parité, la proportionnelle et le non cumul des mandats ».
Jo Spiegel : « Je suis favorable au principe de la liste fléchée. Le suffrage universel pour les intercommunalités, c'est tuer le maire ».

Le mode d'élection
du conseiller territorial
René Danesi : « Le conseiller territorial est une réponse indirecte au problème que le gouvernement n'a pas osé affronter : la disparition du Département. Un conseiller territorial ne pourra jamais se faire élire sur un programme départemental et régional. S'il n'a pas de statut, ce sera des postes réservés à des fonctionnaires et à des retraités ».
Christophe Grudler : « Je suis opposé au principe du scrutin majoritaire à un tour : c'est antidémocratique. Il faut réinstaurer un système à deux tours et compenser l'effet majoritaire par une dose de proportionnelle pour permettre à la diversité de s'exprimer ».
Gilbert Meyer : « Le mode de scrutin du conseiller territorial ne me gêne pas du tout, mais je n'ai pas d'avis tranché ».
Jacques Muller : « Les Départements sont construits sur des cantons qui n'ont aucune rationalité s'agissant de découpages électoral napoléonien. La réforme est dramatique. Élire des conseillers territoriaux sur des cantons élargis, c'est tuer la Région, c'est une régression démocratique. Ça va favoriser le saupoudrage de crédits régionaux et l'absence de vision ».
Recueilli par F. By
L'ALSACE DU 27/11/09
Politique
Échanges autour de la réforme territoriale
À l’invitation de Colmar en mouvement (Modem), présidé par Yves Baumuller, cinq élus représentant divers partis étaient à Colmar cette semaine pour donner leurs points de vue sur le projet de réforme des collectivités.
Deux axes étaient abordés : d’un côté le couple commune-intercommunalité, avec la question de la désignation des élus communautaires ; d’autre part les compétences, et le financement. En extrapolant, quel type d’élection pour un Conseil unique d’Alsace, avec quelles compétences ?
René Danési, 1er vice-président du conseil régional, souhaite un phasage avant que les intercommunalités ne prennent le pas sur les municipalités. Appréciant les élections communautaires sur listes municipales, il déplore la politisation des petites communes.
Il ne souhaite pas qu’une loi impose de plus grandes intercommunalités dotées de moyens nécessaires pour faire face aux tâches déléguées par les communes. Il reprend la proposition d’Adrien Zeller pour qui, pour chaque député, six conseillers territoriaux locaux seraient élus.
Christophe Grudler, conseiller général de Belfort sud, souhaite un niveau intercommunal représentatif, doté de tâches bien précises, mais craint des disparités. Il ne s’oppose pas à la disparition des conseils généraux, tout en estimant que la loi actuelle ne renforce pas le pouvoir des Régions, mais s’oppose au cumul d’un mandat de député avec une présidence de département ou de région.

Pour Gilbert Meyer, maire de Colmar, « un second suffrage universel est une énorme bêtise », arguant du fait que ce sont les communes qui délèguent les tâches aux communautés et craignant un blocage si les majorités étaient divergentes. Il note également une contradiction entre la volonté de réduction du nombre d’élus et leur multiplication dans ce projet, qui entraînerait également des créations d’emplois dans l’instance ainsi légitimée. Un cruel diagnostic est établi concernant le conseil général et la Région qui, disposant de moyens très importants, travaillent peu en commun et se battent plutôt, laissant les administratifs prendre les décisions. Il souhaite un partage net des compétences.
Jacques Muller, sénateur, défend l’échelon communal et approuve le scrutin de listes. Les communautés, dont il déplore la mauvaise gestion et la profusion de syndicats mixtes, doivent correspondre à des bassins de vie. Il dit le cumul des mandats catastrophique, et souhaite un engagement total. Il combattra le mode de scrutin qu’il estime nuisible à la parité et à la démocratie.
Jo Spiegel, conseiller général, pense que le couple commune-communauté est une promesse d’actions de qualité et que la réforme est indispensable afin de répondre au besoin de « haute qualité des conditions de travail des instances ». Favorable à une Région et des territoires gérant les conditions de vie, il prône la dissolution des Conseils généraux, pour plus de lisibilité et moins de dépenses.

Publié dans Revue de Presse, Conseil Municipal, Regionale, Nationale, Ville de Colmar, Communauté d'Agglo, Colmar en Mouvement | Pas de Commentaires »
Un Blog, des Blogs - Vous pouvez, vous aussi créer un blog !